Emails Hillary Clinton-John Podesta : onzième publication de Wikileaks

©Reuters/Axel Schmidt
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Le nouveau lot de mails échangés entre la candidate démocrate et son directeur de campagne John Podesta comprend près de 2 000 mails sur le total des 50 000 que Wikileaks rendra publics avant l'élection présidentielle américaine le 8 novembre 2016.

C'est la onzième tranche de révélations alors que les publications se succèdent, par tranches de 2 000 mails environ à chaque fois.

Coup de projecteur sur les stratégies électorales

Parmi les premières révélations, la qualification du rival à l'investiture démocrate Bernie Sanders, qualifié de «benêt». Mais, plus sérieusement, une liste des vice-présidents potentiel pour le ticket présidentiel, trié par «food groups» – par groupe d'aliments –en quelque sorte en fonction de leur caractéristiques grossières. A savoir : les politiques d'origine latino-américaine, les poliques de sexe féminin, les hommes blancs, les Noirs, les militaires et les hommes d'affaires. 

Un premier examen des mails indique aussi que Hillary Clinton s'est inspirée pour les question économique de la réthorique de Jeb Bush, le frère de George W. et ancien gouverneur de Floride, lequel avait finalement abandonné la course à l'investiture démocrate en février 2016. Le mérite du programme du candidat malheureux : avoir séduit «la moitié des Afro-américains» ainsi que les «deux-tiers des Latinos».

Les courriers ne sont pas que des échanges entre les deux politiques américains. Ils concernent aussi des tierces-parties, laissent voir des transferts de mails ou encore des extraits des fameux discours de la femme politique, payée pour s'exprimer au nom de multinationales et de banques - comme le montre l'exemple de Goldman Sachs avec un cachet de 675 000 dollars.

Julian Assange, retranché dans l'ambassade de l'Equateur à Londres depuis juin 2012, a promis une accélération des publication des mails piraté jusqu'à l'élection présidentielle américaine. «Nous aurons besoin d'une véritable armée pour faire face à la pression», avait prévenu le lanceur d'alerte au début du mois. Selon Wikileaks, le secrétaire d'Etat américain John Kerry aurait appelé, le 26 septembre 2016, l'Equateur à empêcher toute nouvelle publication de Wikileaks.

Après la coupure de l'accès à internet, Wikileaks a annoncé avoir mis en place les plans d'urgence et de parade prévus.

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