Syrie : l'état-major américain tente à nouveau de pousser Obama à frapper Damas

Un F/A-18 prend son envol du porte-avions USS Harry S. Truman ©Baz Ratner/Reuters
Un F/A-18 prend son envol du porte-avions USS Harry S. Truman ©Baz Ratner/Reuters

Les agences de sécurité et les hauts gradés se seraient remis au travail ces dernières semaines afin d'étudier les options disponibles pour les Etats-Unis en Syrie. Aussi, l'éventualité d'intervenir directement contre l'armée syrienne réémerge.

Les Etats-Unis semblent à nouveau considérer des frappes directes contre les forces gouvernementales, à savoir l'Armée arabe syrienne, rapporte Washington Post. Selon le quotidien américain, les options – qui n'ont pas été rendues publiques – incluraient le bombardement des pistes d'envol de l'aviation militaire syrienne avec des missiles de longue portée tirés depuis les navires de guerre de la coalition emmenée par les Etats-Unis, dont la France.

Afin de vaincre les réticences de la Maison Blanche, laquelle s'oppose à une intervention directe depuis le début de la guerre et préfère passer par des intermédiaires, l'état-major américain aurait une autre carte à abattre, toujours selon le quotidien américain : frapper secrètement l'armée régulière syrienne sans en informer le Conseil de sécurité des Nations unies, pas plus que les médias et l'opinion publique.

Les relations se sont dégradées à la suite de la suspension par les Etats-Unis de la coopération bilatérale avec la Russie et l'échec de l'accord de cessez-le-feu en Syrie convenu le 9 septembre dernier. Les Etats-Unis semblent encore hésiter quant à la stratégie militaire à adopter concernant le conflit en Syrie, mais les signes d'une agressivité croissante de l'état-major américain se multiplient.

Le 17 septembre dernier, des avions de la coalition menée par Washington ont bombardé «par erreur» des positions de l'armée syrienne, près de la ville de Deir ez-Zor, faisant plusieurs dizaines de morts. Et le 28 septembre dernier, le département d'Etat américain prévenait la Russie que les groupes islamistes présents en Syrie pourraient s'en prendre aux intérêts russes, voire même au territoire de la Russie.

Une menace à peine voilée que Moscou n'a pas laissé passer : «Le moindre soupçon de menace envers nos soldats et les citoyens russes doit être exclu de ce dialogue. La question de la sécurité des citoyens russes, peu importe où ils puissent se trouver, n’est pas négociable. C’est notre priorité principale et inconditionnelle», avait alors réagi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, rappelant en outre que les autorités russes étaient toujours disposées au dialogue.

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