Le sénat américain autorise des ventes d'armes d'1 milliard de dollars à l'Arabie saoudite

Des tanks Abrams (ici en Irak),  tels que ceux que les Etats-Unis doivent vendre à Ryad.© LIU JIN Source: AFP
Des tanks Abrams (ici en Irak), tels que ceux que les Etats-Unis doivent vendre à Ryad.

La chambre haute du Parlement américain a rejeté un projet de loi proposé par deux sénateurs qui aurait bloqué la vente d'armes à l'Arabie saoudite. Le rôle de Riyad dans la guerre au Yémen est pointé du doigt par certains parlementaires américains.

Les Etats-Unis pourront bel et bien vendre des armes à l'Arabie saoudite : c'est la décision qu'ont prise les sénateurs américains mercredi 21 septembre, en rejetant par 71 voix contre 27 le projet de loi porté par le sénateurs Rand Paul (républicain) et Christ Murphy (démocrate). Cette loi prévoyait d'interdire la vente d'armes à la monarchie wahhabite, invoquant le risque de diffusion de ces armes dans la région et le rôle de Riyad dans le conflit meurtrier qui déchire le Yémen.

Le 9 août dernier, le Pentagone avait annoncé que le département d'Etat des Etats-Unis avait autorisé la vente de 1,15 milliard de dollars d'équipements militaires à l'Arabie saoudite, parmi lesquels plus de 130 chars Abrams et 20 véhicules blindés de dépannage.

L'intervention de l'Arabie saoudite au Yémen décriée par certains sénateurs

Les élus soutenant le projet de loi rejeté par le Sénat avaient souligné les ravages causés par l'engagement de Riyad au Yémen. Le monarchie du Golfe, en mars 2015, a pris les rênes d'une coalition de pays arabes, dans le but de rétablir le pouvoir du président yéménite en exil Abd-Rabbo Mansour Hadi. L’intervention, selon les estimations de l'ONU, a déjà provoqué la mort d’au moins 10 000 personnes, dont 4 000 civils.

Une étude réalisée par The Guardian, publiée mi-septembre, affirme qu'au moins un tiers des frappes de la coalition menée par l'Arabie saoudite ont ciblé des sites civils.

Lire aussi : Une alliance en or : Barack Obama aurait vendu des armes à Riyad pour 115 milliards de dollars

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