Des difficultés linguistiques et une vie solitaire : Edward Snowden raconte son vécu en Russie

Edward Snowden Source: Reuters
Edward Snowden

Le fameux lanceur d’alerte américain qui habite en Russie depuis trois ans a accordé une interview au Financial Times, dans laquelle il a parlé de sa vie à Moscou.

Une rencontre entre un journaliste du Financial Times et Edward Snowden a eu lieu dans un hôtel de Moscou. L’ancien agent de la NSA s'y est présenté avec 20 minutes de retard, tout de noir vêtu et portant des lunettes de soleil.

Dans son entretien avec le journaliste, l'ex-contractant de la NSA a parlé de sa vie en Russie où il habite depuis 2013. Il sait même parler russe, pas très couramment, mais ses connaissances de la langue suffisent pour commander dans un restaurant. La plupart du temps, il parle anglais. «Tout mon travail est en anglais. Tout les personnes auxquelles je parle parlent anglais», a-t-il expliqué.

Pendant ces trois ans qu’Edward Snowden a passés en Russie, il ne s’est pas attaché à ce pays et les Etats-Unis lui manquent, comme il l'a révélé. «Je dors en Russie, mais je vis partout dans le monde. Je n’ai pas beaucoup de liens avec la Russie. Aussi fou que cela puisse sembler, j'ai toujours l'intention de partir», a déclaré l’ancien agent de la NSA. L’Américain n’a même pas changé de fuseau horaire et vit toujours à «l’heure normale de l’Est» (le fuseau horaire en Amérique du Nord).

La plupart de son temps, Edward Snowden le passe en ligne. «J'ai toujours été comme ça», ajoute-il. Il rencontre peu de gens et gagne sa vie en s’exprimant en public et en concevant des outils pour protéger la sécurité numérique de journalistes. Sa vie à Moscou s’améliore quand même. «Je suis plus ouvert qu’en 2013», reconnaît-il.

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En juin 2013, Edward Snowden avait transmis des documents classifiés aux journaux Washington post et Guardian, prouvant que les services spéciaux américains et britanniques surveillaient des gens sur internet. Il a fui à Hongkong, avant de se réfugier à Moscou où il a obtenu un droit d’asile provisoire d’une durée d'un an afin d'échapper aux poursuites intentées contre la justice américaine qui pourraint lui valoir des centaines d'années de prison pour trahison. En 2014, les autorités russes lui ont délivré un permis de résidence d'une durée de trois ans. 

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