Voulant critiquer un politicien qui ne sait pas ce qu'est Alep, le New York Times fait pire

© Brendan McDermid

Dans un article sur la gaffe de Gary Johnson, candidat indépendant à la présidentielle américaine qui a indiqué ne pas savoir ce qu’était Alep, l’épicentre du conflit syrien, le journal américain a révélé des connaissances tout aussi approximatives.

Vous avez dit «l’hôpital qui se fout de la charité» ? Dans un article du 8 septembre, le célèbre quotidien américain New York Times a rapporté la bourde d’un candidat indépendant à la Maison blanche, Gary Johnson, qui a demandé «C’est quoi Alep ?» sur le plateau d’une télévision américaine alors qu’il était interrogé sur la ville syrienne assiégée depuis des mois.

Alep, la capitale de l'Etat islamique

Jusque-là tout va bien. Le problème, c’est qu’en dénonçant «le surprenant manque de connaissance en politique étrangère» du candidat américain, le New York Times a décrit Alep comme… la «capitale de facto de l’Etat islamique.»

Une information tout aussi erronée donc, puisque la «capitale» de l’organisation terroriste se trouve dans une autre ville syrienne, Raqqa. La ville d’Alep, elle, est devenue l’épicentre du conflit, partagée entre les forces gouvernementales et les rebelles.

Se rendant compte qu’il y avait un problème, le journaliste Alan Rappeport a voulu se racheter en modifiant le passage douteux. Sauf que là encore, pas de chance, il a décrit Alep comme... le «bastion de l’Etat islamique.» Raté.

La troisième est la bonne

Il lui a donc fallu une troisième correction pour choisir une formule plus à même de décrire Alep : «une ville syrienne déchirée par la guerre.»

Bon joueur, le journaliste a voulu expliquer, dans une note en bas d’article, son erreur. Mais décidément maladroit, il a alors commis une énième erreur en qualifiant Alep de «capitale de la Syrie.»

C’est donc dans une ultime note que l’incident a finalement été clos : «Une version précédente de la correction ci-dessus a mal identifié la capitale syrienne comme Alep. C’est Damas.»

Tel est pris qui croyait prendre.

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