Palmyre : Daesh aurait tué 400 personnes, des femmes et des enfants en majorité

Un homme en motocyclette avec un enfant à Palmyre en septembre 2010© Nour Fourat Source: Reuters
Un homme en motocyclette avec un enfant à Palmyre en septembre 2010

Des combattants de l’Etat islamique aurait tué au moins 400 personnes dans la ville antique de Palmyre, dont la plupart sont des femmes et des enfants, a signalé la chaîne de télévision syrienne, s’appuyant sur des témoignages de résidants locaux.

Selon Reuters, les rebelles qui combattent la région de Bachar al-Assad affirment sur les réseaux sociaux que des centaines de corps sont éparpillés dans les rues de la ville.

«Les terroristes ont tué plus de 400 personnes…mutilé leurs corps au prétexte que ces derniers auraient coopéré avec le gouvernement et n’ont pas obéi aux ordres», a confié un résident de Palmyre à l’agence de presse étatique syrienne.

Des fonctionnaires figurent parmi les victimes du massacre. Parmi ces dernières, on a trouvé le responsable de la maternité de l’hôpital de la ville et toute sa famille.

En savoir plus : Daesh expurge Palmyre des partisans de Bachar al-Assad

Une vidéo diffusée par les partisans de l’Etat islamique montre comment les djihadistes ont pénétré dans les bâtiments administratifs à la recherche des militaires syriens. Toujours selon Reuters, les islamistes ont également détruit des portraits du président syrien Bachar al-Assad et de son père Hafez al-Assad.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme basé à Londres a annoncé qu’au moins 300 militaires avaient été tués dans les combats qui ont précédé la prise de la ville.

Les combattants de Daesh ont pénétré jeudi dans la cité historique de Palmyre, site classé au Patrimoine de l’UNESCO, après avoir pris le contrôle total de la ville. Le Bureau des droits de l'homme de l’ONU a annoncé jeudi qu’un tiers de la population de Palmyre qui atteignait 200 000 personnes avait fui la ville.

L’UNESCO a classé Palmyre au rang de ville à «valeur universelle exceptionnelle», la qualifiant d’«oasis dans le désert syrien».

«Du premier au deuxième siècle, l’art et l’architecture de Palmyre qui se trouve au carrefour de quelques civilisations, a réuni les techniques gréco-romaines, les traditions locales et l’influence persane. L’attaque terroriste de Daesh sur Palmyre a pour but de prendre une revanche sur la société syrienne et sur la civilisation», a déclaré le directeur des antiquités et des musées de Syrie, Maamoun Abdulkarim.

En savoir plus : Palmyre : chronique d'une chute annoncée

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales