Le Tribunal fédéral suisse maintient l’interdiction de la participation russe aux Jeux paralympiques

Source: Sputnik

Le Tribunal fédéral suisse a annoncé qu’il n’allait pas donner de permission temporaire aux athlètes paralympiques russes, ce qui leur aurait permis de participer aux Jeux de Rio. Un document final sera publié postérieurement.

Le 31 août, le Tribunal fédéral suisse a rejeté l’appel du Comité paralympique russe, privant les athlètes russes des Jeux de Rio, qui commencent le 7 septembre.

Ce n’est pas le premier recours que la Russie intente afin que ses athlètes participent aux Jeux de Rio. Suite à la décision du Comité international paralympique de les exclure, prise le 7 août, la Russie avait déjà fait appel auprès du Tribunal arbitral du sport à Lausanne, mais a essuyé un refus le 23 août.  

Une lettre pour sécher les larmes

Le Comité international paralympique (CIP) a souhaité témoigner de «toute sa sympathie» aux athlètes paralympiques russes qui n’ont pas été autorisés à participer aux Jeux de 2016 à Rio de Janeiro. Une lettre allant dans ce sens, signée par le directeur exécutif du CIP Javier Gonzalez, a été reçue par tous les athlètes de l'équipe paralympique russe, a rapporté TASS.

Le président du Comité paralympique russe, Vladimir Loukine, a par contre confirmé la tenue de jeux alternatifs. «Nous planifions d'organiser une série de compétitions pour les athlètes paralympiques du pays dans un centre d'entraînement de la région de Moscou», a-t-il déclaré, dans des propos relevés par l'agence de presse R-Sport.

Ils s'étaleront sur deux jours uniquement, et commenceront le 7 septembre, à la même date que les Jeux de Rio.

Une décision controversée

Tous ces rejets sont liés à la présence des athelètes paralympiques russes dans le rapport du juriste canadien Richard McLaren. Selon ce document, la Russie aurait mis en place un vaste système étatique de dopage pour ses athlètes entre 2012 et 2015.

Ces accusations se fondent sur le témoignage de l'ancien chef du laboratoire anti-dopage de Moscou, Grigory Rodchenkov, qui a fui aux Etats-Unis peu après l'explosion du scandale. Rodchenkov a déclaré dans une interview au New York Times publiée en mai 2016 qu'il aurait existé en Russie un système de dopage étatique généralisé. Il a ainsi prétendu, sans apporter aucune preuve, que des dizaines d’athlètes russes avaient fait partie d’un programme gouvernemental de dopage mis en place à l'occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi.

Alors même que les athlètes qui ont participé aux Jeux d'été de Rio n'avaient pas pris part aux Jeux d’hiver de Sotchi et qu'il n'a pas été fait état de cas de dopage, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé le 23 août 2016 l’exclusion des membres de la délégation russe pour les Jeux paralympiques.

Le ministre russe des Sports, Vitaly Moutko, a critiqué le TAS, affirmant que sa décision était «plus politique que juridique».

Le rapport de l'AMA a notamment été contesté par le journal The Australian, qui a accusé l'organisation d’amplifier le scandale de dopage contre la Russie. Le média australien affirme, à partir du témoignage d’un responsable de l’industrie du sport, que l'AMA se serait basée sur des informations «détruites, dissimulées ou altérées».

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