La Bolivie à l'origine d'une école militaire «anti-impérialiste» pour contrer les Etats-Unis

Le président socialiste Evo Morales a participé à l'inauguration le 17 août© Aizar Raldes Source: AFP
Le président socialiste Evo Morales a participé à l'inauguration le 17 août

Le président bolivien Evo Morales a inauguré la nouvelle académie militaire «anti-impérialiste» à Santa Cruz pour contrer l’«Ecole des Amériques», longtemps utilisée par Washington pour favoriser des coups d’Etat anticommunistes en Amérique latine.

«Si l’empire enseigne la domination du monde depuis ses écoles militaires, nous apprendrons dans cette école à nous libérer de l’oppression impériale», a déclaré Evo Morales lors de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle Ecole militaire anti-impérialiste Juan José Torres, à Santa Cruz le 17 août.

Devant les ministres de la Défense du Venezuela et du Nicaragua, le président bolivien a poursuivi : «Nous voulons construire une pensée anticoloniale et anticapitaliste avec cette école, qui lie les forces armées aux mouvements sociaux et contre l’influence de l’Ecole des Amériques, qui a toujours vu les indigènes comme des ennemis internes.»

Parmi les anciens élèves de cette dernière école, fondée et dirigée par les Etats-Unis, on retrouve différentes personnalités très controversées, comme le dirigeant militaire salvadorien Roberto D’Aubuisson, grande figure des tristement célèbres «escadrons de la mort», ou encore plusieurs généraux du dictateur chilien Augusto Pinochet.

Chantre du socialisme latino-américain, Evo Morales, qui a expulsé l’ambassadeur des Etats-Unis de Bolivie en 2008, a accusé Washington d’encourager des «coups d’Etats», en tentant notamment d’évincer la présidente du Brésil Dilma Rousseff.

Il a également indiqué que les Etats-Unis promouvaient le terrorisme par leurs interventions militaires, citant en exemple le groupe islamiste Daesh.

L’académie militaire de Santa Cruz avait initialement été inaugurée en 2011, mais sous l’appellation «Ecole de l’ALBA», du nom de l’alliance régionale incluant le Venezuela, le Nicaragua, l’Equateur et Cuba.

Elle a désormais été rebaptisée en l’honneur de l’ancien président socialiste Juan José Torres, qui a dirigé la Bolivie en 1970 avant d’être assassiné en 1976 dans le cadre de l’opération Condor.

Lire aussi : Evo Morales à l’UE : «Débarrassez-vous de l’influence américaine, de la dictature du FMI»

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