Un général de l'OTAN regrette que les pays de l'Alliance soient «trop lents» à contrer la Russie

Les chefs d'Etat membres de l'OTAN lors du dernier sommet de l'Alliance à Varsovie © Jonathan Ernst Source: Reuters
Les chefs d'Etat membres de l'OTAN lors du dernier sommet de l'Alliance à Varsovie

L'un des deux chefs militaires les plus haut placés de l'OTAN, le général Mercier, a regretté dans la presse que les pays de l'OTAN ne soient pas assez rapides lorsqu'il s'agit d'envoyer des troupes afin de contrer la Russie.

«C'est l'une des leçons de l'Ukraine» a déclaré le général Mercier au Financial Times. «Une grande réactivité repose sur deux points. L'aspect militaire repose sur la capacité à agir rapidement, mais il repose aussi sur la réactivité des décisions politiques» a-t-il affirmé avant d'ajouter qu'il était possible de déployer les troupes de l'OTAN en 24 heures mais seulement si le Conseil de l'Atlantique Nord en donnait l'ordre.

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Le Conseil de l'Atlantique Nord (NAC) est l'organe de gouvernance de l'OTAN concernant le déploiement des troupes, dont les propositions doivent être votées selon la règle de l'unanimité.

Les relations entre la Russie et l'OTAN se sont largement dégradées depuis le rattachement de la Crimée à la Russie et, en général, la crise ukrainienne de 2014. Bien que Moscou ait nié toute implication militaire dans le conflit dans le Donbass, l'Alliance atlantique a organisé d'importants mouvements de troupes dans l'est de l'Europe.

Les propos du général Mercier ont été tenus quelques jours après que la Russie eut déclaré être prête à tenir un dialogue constructif avec l'OTAN. Anatoli Antonov, le vice-ministre de la Défense russe, avait déclaré le 1er août que la Russie invitait les experts militaires de l'OTAN à débattre de propositions concernant la sécurité européenne et le combat contre le terrorisme et l'Etat islamique.

Le vice-ministre a ajouté que Moscou souhaitait «éviter les incidents en mer et dans les airs, en se basant sur des accords bilatéraux avec les ministères de la Défense de Lituanie, Estonie, Pologne, Suède et Finlande afin de traiter des préoccupations mutuelles concernant les activités militaires dans les zones frontalières».

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