Dallas : cinq policiers tués et sept autres blessés par des tireurs dont l’un a été abattu

© gjmccarthy / Twitter

Selon la police locale, 12 policiers et deux civils ont été touchés par plusieurs tireurs d’élite lors de manifestations pacifiques qui avaient lieu contre le meurtre de deux Afro-américains abattus par des policiers ces derniers jours.

Des tireurs, dominant la scène, ont ouvert le feu sur douze policiers qui se trouvaient dans la manifestation.

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Cinq policiers sont décédés sous les balles et sept autres ont été hospitalisés, dont trois dans un état critique, a fait savoir le chef de la police de Dallas, David Brown. Deux civils, eux aussi touchés, ont également été pris en charge par les secours.

Trois suspects sont en garde à vue, alors qu'un autre a été abattu par les forces d'élite grâce à un robot télécommandé porteur d'une bombe, a indiqué David Brown, démentant une information ayant ciruclé plus tôt, selon laquelle l'homme s'était suicidé.

Lors d’une conférence de presse, le chef de la police a révélé que les suspects avaient menacé de poser des bombes dans le centre-ville de Dallas. Un suspect s’est rendu à la police lui-même. Une photographie du second tireur a été diffusée sur le compte Twitter de la police de Dallas avec un avis de recherche, qui a permis l'arrestation de l'individu. Un paquet suspect aurait été découvert près de l'endroit où se trouvait le second tireur présumé, selon le communiqué de la police, qui précise qu'une équipe de déminage est intervenue.

La police de Dallas a négocié avec un suspect qui se cachait dans un parking et menaçait de faire exploser une bombe pour tuer plus d'officiers, selon la police. Le suspect aurait dit que des bombes étaient «partout dans la garage et le centre-ville, et que la fin s’approch[ait]». Il a ensuite été tué.

Les équipes d'intervention de la police, les SWAT, ont été déployées sur place. Plusieurs interpellations ont été opérées pendant les recherches du second tireur.

Après la fusillade, Facebook a proposé à ses utilisateurs se trouvant à Dallas de signaler qu’ils sont en sécurité.

Les autorités de l'aviation civile américaine ont décidé de restreindre les vols au-dessus de la ville de Dallas après cette fusillade. «Aucun pilote ne peut piloter un aéronef dans la zone couverte» par cette interdiction, indique un communiqué publié à l'intention des pilotes et compagnies aériennes. Il y est précisé que «seuls les vols de secours sous direction de la police de Dallas sont autorisés dans l'espace aérien».

Au Texas, le port d'armes est absolument légal et il n’y a rien d’exceptionnel à ce que des armes soient présentes lors de manifestations.

A Dallas, des manifestants sont sortis dans la rue pour protester contre le récent meurtre de deux noirs américains par la police, en Louisiane et dans le Minnesota. Le 6 juillet, un Afro-Américain de 37 ans, Alton Sterling, a été abattu dans la ville de Bâton-Rouge, en Louisiane. Les policiers affirment que ce dernier était armé et un témoin a confirmé qu'il avait une arme à feu dans sa poche. Le propriétaire de la supérette devant laquelle Sterling a été abattu a pour sa part confié à la radio locale WAFB qu'il n'avait aucune arme en main au moment de l'intervention de la police. Un officier lui a donné un coup de Taser, alors qu'un autre l’a plaqué au sol, après quoi Alton Sterling a reçu entre quatre et six balles. Il est mort avant l’arrivée des secours sur place.

Un autre incident, qui a lui aussi provoqué une vague de protestation s’est produit à Saint-Paul, dans le Minnesota le 6 juillet. Philando Castile, un Afro-américain âgé de 32 ans, a été abattu dans sa voiture en présence de sa petite copine et sa fille de quatre ans. Un officier de la police de la route a arrêté leur voiture pour un feu arrière cassé. Le policier a demandé à ce que Philando Castile sorte du véhicule pour un contrôle d'identité. Ce dernier a prévenu le policier qu'il portait une arme sur lui, et l’officier lui a tiré dessus plusieurs fois. D’après l’expertise médicale, le policier a touché Philando Castile à au moins quatre reprises.

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