Bras de fer entre Barack Obama et Donald Trump sur le discours du républicain à propos des musulmans

- Avec AFP

Source: Reuters

Jusque là assez en retrait et évitant de trop s'impliquer dans la compétition entre Hilary Clinton et son rival républicain, Barack Obama s'en est pris vigoureusement au milliardaire américain, lui reprochant ses diatribes anti-musulmans.

«Jusqu'où cela ira-t-il ?» : le président américain Barack Obama a dénoncé, ce mardi 14 juin, les propos de Donald Trump sur les musulmans, mettant en garde contre un état d'esprit dangereux et appelant les dirigeants républicains au sursaut.

«Allons-nous commencer à traiter tous les musulmans américains différemment ? Allons-nous les soumettre à une surveillance particulière ? Allons-nous les discriminer en raison de leur foi ? Jusqu'où cela ira-t-il ?», a réagi Barack Obama, dans une prise de parole musclée, à l'issue d'une réunion avec les principaux membres de son équipe de sécurité, parmi lesquels le directeur du FBI James Comey.

«J'ai entendu ces suggestions durant la campagne. Les responsables républicains sont-il d'accord avec cela ?», a-t-il ajouté, sans jamais citer Donald Trump nommément, à moins de cinq mois de l'élection présidentielle du 8 novembre qui désignera son successeur.

«Cela donne aux musulmans américains le sentiment que leur gouvernement les trahit. Cela trahit les valeurs même de l'Amérique», a-t-il conclu.

Pour Trump, Obama n'est «pas assez dur, ou pas assez intelligent» 

Dans la foulée de la fusillade d'Orlando, qui a fait 49 morts, le magnat de l'immobilier, candidat à la Maison Blanche, a notamment proposé de suspendre l'immigration en provenance de régions du monde «ayant un passé avéré de terrorisme», sans donner de précisions sur la portée exacte d'une telle initiative.

Jugeant que Barack Obama n'était «pas assez dur, ou pas assez intelligent», le candidat républicain a insinué que l'actuel hôte de la maison blanche aurait des sympathies pour l'idéologie islamiste.

Sur son compte Twitter, Donald Trump a aussi remercié les gens qui le «félicitent d'avoir eu raison sur le terrorisme islamique radical». «Mais je ne veux pas de félicitations, je veux de la vigilance et de la sévérité. Il nous faut être intelligents !», a-t-il ajouté.

Pour rappel, fusillade s'était déroulée dimanche matin dans une boîte de nuit gay à Orlando, faisant 19 morts et 53 blessés. L’assaillant était un citoyen américain du nom d’Omar Mateen qui, d’après l’agence de presse Amaq était «un combattant de l’EI». Il a été tué au cours de l’opération de police.

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