Syrie : Benjamin Netanyahu à Moscou pour coordonner les aviations militaires

Benjamin Netanyahu et Vladimir Poutine le 21 avril. Source: Reuters
Benjamin Netanyahu et Vladimir Poutine le 21 avril.

C'est la quatrième fois en un an que le Premier ministre israélien rencontre le président Vladimir Poutine. L'objectif : rendre le ciel syrien plus sûr et éviter que les aviations russes et israéliennes ne se tirent dessus par erreur.

Les visites officielles de Benjamin Netanyahu à Moscou deviennent de plus en plus fréquentes, signe que la communication est bonne entre les deux pays.

La rencontre a pour objet initial la célébration de 25 ans de liens diplomatiques bilatéraux entre les deux pays, mais c'est surtout sur la guerre en Syrie que l'on attend les deux pays. Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu devraient travailler à l'application des arrangements conclus lors de leur précédente rencontre du 21 avril dernier. A savoir la mise en place d'une coordination militaire destinée à éviter des affrontements entre avions israéliens et russes dans l'espace aérien syrien. Un espace aérien zébré par les avions de tous les pays qui interviennent en Syrie, ce qui multiplie les risques de tirs accidentels.

Car l'aviation israélienne aussi est active en Syrie : avant sa dernière visite en Russie, M. Netanyahu avait admis, pour la première fois, qu'Israël avait attaqué des dizaines de convois d'armes en Syrie destinés au Hezbollah.

Par ailleurs, et malgré une neutralité affichée, Israël reste défavorable au gouvernement syrien de Bachar el Assad, à l'image de la coalition occidentale dont fait partie la France, tandis que l'aviation russe soutient l'armée régulière syrienne au sol, l'Armée syrienne arabe (SAA).

La campagne aérienne de bombardements russe en appui aux troupes aux sol de la SAA, et à la demande du gouvernement syrien, a débuté le 30 septembre dernier. Les frappes répétées ont, depuis, considérablement affaibli les positions de Daesh en Syrie avec notamment, la libération de la ville de Palmyre le 27 mars et la destruction des circuits d'exportation de pétrole de Daesh, privant le quasi-Etat terroriste d'une de ses sources de financement vitales.

Plus largement, mais toujours en lien avec la guerre en Syrie qui déstabilise l'ensemble du Moyen-Orient, le Bureau du Premier ministre israélien indique que les «deux dirigeants s'entretiendront également de des dossiers régionaux dont ceux ayant trait à la lutte contre le terrorisme international [...] et le processus diplomatique entre Israël et les Palestiniens».

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