La «pendaison» du Premier ministre belge Charles Michel, est-ce du «terrorisme» ?

 La «pendaison» du Premier ministre belge Charles Michel, est-ce du «terrorisme» ?
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Les politiques s'écharpent et les réactions fusent après le simulacre de pendaison lors d'une manifestation à Mons. En Belgique aussi le torchon brûle au sujet de la réforme du code du travail.

Lors d'un débat houleux sur la chaîne de télévision belge néerlandophone VTM, le ton est vite monté, jusqu'au clash, entre le séparatiste flamand Bart de Wever et Rudy de Leeuw, président de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB), le plus puissant syndicat de Belgique, ainsi que de son interrégionale flamande ABVV. «Soutenez-vous ça?» demande Bart de Wever à son adversaire Rudy de Leeuw au sujet de la fausse pendaison du Premier ministre belge Charles Michel. De Wever poursuit et enfonce le clou : «Ce geste me fait penser à l'Etat islamique. Oui, c'est du terrorisme.»

La victime en effigie, Charles Michel, quant à lui, a déclaré «[espérer] que son fils ne verrait pas les images.» Des images de la pendaison d'un mannequin figurant le Premier ministre. Ce sont des manifestants contre la loi travail belge qui ont eu l'idée de cette mise en scène, allant jusqu'à installer une potence sur la Grand place de la ville.

L'ancien Premier ministre Elio di Rupo, qui se trouve être le bourgmestre de Mons, a condamné la mise en scène, admettant avoir autorisé la manifestation, mais pas la pendaison. «Ce qui s'est produit [...] est un acte inacceptable d'atteinte à la personne et je le condamne.» a-t-il déclaré.

Indignation sur les réseaux sociaux

Le sens de la mise en scène des manifestants n'a pas convaincu certains Twittos...

A l'instar de la France, la Belgique, sous pression de l'Union européenne, tente de réformer son code du travail. La loi Peeters, l'équivalent belge de la loi El Khomri, veut instaurer une durée de travail hebdomadaire pouvant aller jusqu'à 45 heures. Alors que le Premier ministre Charles Michel s'est engagé mardi à "maintenir son cap" et à poursuivre les réformes économiques, les mouvements sociaux ne faiblissent pas en Belgique. Après l'appel à la grève d'un syndicat de la fonction publique, les transports publics, les écoles et les administrations belges se joignent aux gardiens de prison et aux cheminots.

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