«Chaque vie est précieuse» : 140 villes polonaises manifestent contre l’avortement

© Capture d'écran du site Picture alliance/dpa/J.Kmaniski

Une série de manifestations anti-IVG a eu lieu en Pologne le 15 mai, dans le cadre du jour international de la famille, introduit par l’ONU en 1993. Des milliers de Polonais ont exigé la défense de la vie humaine dès la fertilisation.

Des associations anti-avortement ont réuni dans les rues de Pologne des milliers d’opposants à la pratique de l’IVG. Banderoles à la main, ils battaient le pavé en scandant : «Chaque vie est précieuse !»

Le sujet de l’avortement reste sensible dans le pays. Depuis 1993, la loi n’autorise l'IVG que dans trois cas. S'il y a un risque pour la vie ou la santé de la mère, si l'examen prénatal indique une grave pathologie irréversible chez l'embryon ou si la grossesse résulte d'un viol ou d'un inceste.

Les organisations anti-avortement voudraient soumettre au Parlement un projet de loi qui interdirait presque totalement l’IVG sur le territoire polonais, sauf si l’accouchement devait menacer la vie de la mère. Ils souhaiteraient en outre voir la peine maximale encourue par toute personne pratiquant l'avortement être portée de deux à cinq ans de prison.

«Aujourd'hui, nous appelons les autorités gouvernementales à garantir une pleine protection juridique des enfants non [encore] nés», a expliqué l'un des organisateurs, Pawel Kwasniak, président d'une association anti-avortement basée à Varsovie, en s'exprimant devant un millier de manifestants rassemblés dans la capitale.

Pour être discuté au Parlement, le texte du projet de loi doit réunir 100 000 signatures. Les organisateurs de ces manifestations indiquent que leur collecte se poursuivra jusqu'à fin juin.

Néanmoins, les opposants à une telle initiative sont aussi descendus dans les rues polonaises le même jour. Ils insistent, eux, sur le fait que, si ce projet de loi devait entrer en vigueur, les femmes n’auraient plus le choix et seraient obligées d’accoucher également en cas de viol, d’inceste, ou de malformation du fœtus. D’après eux, l’adoption d’une loi interdisant l’IVG ne ferait qu’augmenter la fréquence des décès et des complications médicales chez les femmes.

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