L'effigie de l'évêque de Bayonne brûlée en place publique lors d'un carnaval (PHOTOS)

L'effigie de l'évêque de Bayonne brûlée en place publique lors d'un carnaval (PHOTOS) Source: AFP

Monseigneur Aillet, connu pour son combat contre l'avortement, a été pris pour cible lors de la tradition du jugement de San Pantzar, au Pays Basque, provoquant l'outrage sur Twitter.

«San Pantzar! C'est toi qui veut empêcher les femmes de disposer de leur corps? Cela t'amuse de comparer l'avortement à Daesh?», ont crié les organisateurs, l'association culturelle locale Donibane Ziburuko Ihauteriak, avant de mettre le feu à l'effigie de l'évêque rapporte Le Figaro

Monseigneur Aillet avait en effet interpellé le gouvernement dans un tweet où il comparait l'avortement au terrorisme de l'Etat islamique. 

Mehdi Ouraoui, membre du conseil national du parti socialiste, présent lors de la manifestation, s'est réjoui de l'initiative : «A St Jean, au procès de Zanpantzar, internationalistes on juge aussi le FN et féministes on juge @MgrMAillet! #Fier»

Le jugement de Zanpantzar est une vieille tradition du carnaval basque. Chaque année, on brûle en place publique un géant de paille censé exorciser le mal et annoncer l'arrivée des beaux jours. Cette année, le mannequin, vêtu d'une soutane, était à l'effigie de Monseigneur Aillet, évêque de Bayonne, connu pour son combat contre l'avortement. 

Parfois San Pantzar prend le costume d'un politicien. Cette année, la soutane en papier identifiait clairement Monseigneur Aillet.

Blague potache ou acte christianophobe? Les avis sont partagés. Le chargé de communication du diocèse Thibault Luret a interpellé la mairie de la Ville, qui a autorisé la tenue du carnaval. Rappelant le sort des chrétiens d'Orient, il dénonce un acte «qui dans un contexte difficile pour les chrétiens cautionne sous couvert d'humour les persécutions».

De son côté, l'abbé Pierre Amar du diocèse de Versailles, dénonce un deux-poids, deux mesures :

L'évêque concerné, actuellement en pèlerinage à Rome avec des séminaristes, ne souhaite pas pour le moment répondre à la polémique. «Il visite les arènes, là où on brûlait pour de vrai les chrétiens», cite Le Figaro.

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