#AskNetanyahu : la campagne Twitter du Premier ministre israélien a ouvert la boite de Pandore

#AskNetanyahu : la campagne Twitter du Premier ministre israélien a ouvert la boite de Pandore

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a lancé personnelement une campagne sur les réseaux sociaux intitulée «Demande à Netanyahou», qui a donné des résultats prévisibles, parfois drôles, souvent moqueurs. Etait-ce une opération risquée ?

La campagne de relations publiques, lancée le Jour de l’Independence, a révolté internet en seulement quelques minutes : les gens en ont profité pour utiliser le hashtag afin d'interroger le leader israélien sur toutes sortes de sujets.

Les questions variaient d’un ton légèrement amusant à de cinglantes vérités sur les présumées activités illégales d’Israël. Ont été utilisés des œuvres d'art, des gifs, des mèmes et aussi des images troublantes d'enfants palestiniens morts. Sûrement pas ce que Netanyahou avait à l’esprit en lançant cette opération de communication.

La plupart des tweets demandaient à Netanyahou son sentiment sur le traitement des Palestiniens par Israël.

Quelques internautes se sont intéressés à sa carrière politique et ses décisions prises en tant que Premier ministre.

On a demandé pourquoi quelqu'un qui a appelé au génocide avait été nommé par ses soins ministre de la Justice, se référant aux déclarations faites par Ayelet Shaked.

Quelqu'un a fait remarquer l'exemple d'une survivante de l’Holocauste, connue pour soutenir le peuple de Gaza, demandant à Netanyahou comment cela était possible.

Certains tweets étaient juste «drôles». «Au moment où l'on cultive des poivrons israéliens, 48 personnes sont tuées par Israël. Boycotte les produits israéliens». 

Un usager de Twitter a rappelé au Premier ministre l'épisode du dessin de la bombe pour illustrer la menace nucléaire de l'Iran à la tribune de l'ONU.

Certains ont appelé à une discussion plus productive concernant cette question.

A moins que ce soit un moyen pour Israël d'occuper sa cyber équipe de combat – qui a coûté la bagatelle de 26 millions de dollars (presque 23 millions d'euros) – à éliminer tous ceux qui osent parler de l'occupation illégale des territoires palestiniens par Israël.

Certaines personnes prévoient déjà des accusations d’antisémitisme.

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