Le nouveau maire de Londres est pro-business, pro-Clinton mais pas «le porte-parole des musulmans»

Le nouveau maire de Londres ne s'en cache pas, il veut favoriser le business avant tout. Source: Reuters
Le nouveau maire de Londres ne s'en cache pas, il veut favoriser le business avant tout.

Sadiq Khan, nouvel édile de la capitale britannique, a tenu à préciser qu’il était le maire de tous les Londoniens, et pas seulement celui de ses coreligionnaires. Rappelant au passage son côté très pro-business et son soutien à Hillary Clinton.

Depuis son élection, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer le traitement médiatique de l’élection de Sadiq Khan. Il serait trop souvent présenté comme «le premier maire musulman d’une grande ville européenne».

Le principal intéressé a tenu à prendre la parole mercredi. «Ce que l'élection de jeudi a montré, c'est qu'il est possible d'être musulman et occidental. Les valeurs occidentales sont compatibles avec l'islam», a-t-il souligné lors d'un point de presse à la mairie de Londres. «Mais soyons clair : je ne suis pas un leader musulman ou un porte-parole des musulmans, je suis le maire de Londres qui à ce titre parle pour tous les Londoniens».

Pro-business, pro-Hillary et anti-Brexit

Connu pour appartenir à l’aile droite des Travaillistes, Sadiq Khan a un avis très tranché sur le Brexit. Pour celui qui s'est présenté comme «le maire le plus pro-business qu'ait connu la ville», il est «crucial pour Londres de rester dans l'UE», affirmant qu'«un demi-million d'emplois étaient directement dépendants» de l'appartenance à l'Union.

«C'est le sujet le plus important pour la ville ces prochaines semaines», a-t-il indiqué, comptant faire campagne pour le maintien du pays dans l'UE, y compris avec le Premier ministre conservateur David Cameron, «parce que c'est plus important que les partis politiques».

Sadiq Khan, qui a annoncé son intention de travailler avec «les maires du monde», a également relevé que celle de Paris, Anne Hidalgo, venue mardi le féliciter, s'était moquée de lui en se disant prête «à dérouler le tapis rouge aux entreprises de Londres» en cas de Brexit. 

Au sujet des présidentielles américaines, là encore, il ne subsiste pas le moindre doute quant à son choix. Il a affirmé que «la politique d'Hillary Clinton était très similaire à la sienne» et qu'il ne «pouvait pas imaginer un meilleur dirigeant» pour les Etats-Unis que la très probable candidate démocrate à la Maison Blanche. Elle devrait apprécier. Donald Trump un peu moins. 

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