Syrie : l'Armée syrienne libre menace de reprendre les combats si un accord global n'est pas trouvé

Un combattant de l'Armée syrienne libre dans la province de Damas, à Jobar Source: Reuters
Un combattant de l'Armée syrienne libre dans la province de Damas, à Jobar

L'Armée syrienne libre (ASL) a refusé de reconnaître les trêves partielles affirmant que si le cessez-le-feu soutenu par l'ONU n'était pas pleinement mis en œuvre, le groupe se réservait le droit de se retirer des pourparlers de Genève.

La coalition de groupes d'opposition armés, l'Armée syrienne libre (ASL), a publié une déclaration officielle ce dimanche 1er mai, dans laquelle elle affirme que toute attaque à l'encontre de l'une de ses entités sera interprétée comme une attaque contre l'ASL dans son ensemble.

«Nous, les groupes armés à travers la Syrie, allons former un seul bloc. Toute offensive qui a lieu dans une zone où nos unités sont présentes sera considérée comme une attaque contre toutes les unités à travers le territoire syrien, et nous nous réservons le droit d'y répondre», a déclaré l'ASL, dans un communiqué approuvé par 37 unités militaires.

Un accord global ou rien pour l'ASL

L'ASL a également rejeté l'idée d'un cessez-le feu partiel, précisant qu'elle n'accepterait qu'une trêve générale, concernant toutes les régions. «La cessation des hostilités dont nous avons convenu est d'abord un accord global qui comprend l'ensemble du territoire de la Syrie, à l'exception du territoire sous [le] contrôle de Daesh», indique le communiqué, sans mentionner Jabhat al Nosra, la seconde organisation terroriste internationalement reconnue et également exclue du cessez-le-feu par l'ONU.

Pendant ce temps, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie, qui travaille sur la mise en œuvre de la feuille de route pour la paix en Syrie, soutenue par l'ONU, a déclaré que des négociations actives avaient eu lieu concernant la province d'Alep et que, récemment, un accord avait été conclu avec deux agglomérations de la province. A compter du 1er mai, le nombre de villages qui ont adhéré à la trêve a atteint 85, selon le centre.

En parallèle des négociations, environ 3,5 tonnes d'aide humanitaire ont été acheminées dans les provinces de Damas et d'Alep, a indiqué le ministère russe de la Défense, ajoutant que des convois similaires devaient mis en route vers les provinces de Homs et Hama.

John Kerry : «Nous avons l'espoir de faire des progrès»

La Syrie a connu une recrudescence des violences au cours de la semaine dernière, en particulier à Alep, où des dizaines de civils sont tombés sous les bombardements. Un hôpital a été touché faisant au moins 50 morts selon MSF. L'envoyé spécial de l'ONU, Staffan de Mistura, a averti que la trêve était au bord de l'effondrement.

C'est dans ce contexte que le secrétaire d'Etat américain John Kerry doit s'entretenir, ce lundi 2 mai, à Genève, avec l'émissaire de l'ONU pour la Syrie et avec des responsables arabes pour tenter, avec la coopération de la Russie, de rétablir un cessez-le-feu gravement compromis ces derniers jours. Nous parlons directement avec les Russes», a déclaré John Kerry peu après son arrivée à Genève dans la soirée de dimanche. «Nous avons l'espoir de faire des progrès», a-t-il dit avant une rencontre à son hôtel genevois avec le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh.

Le chef de la diplomatie américaine, qui doit notamment s'entretenir avec l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura, a souligné l'importance des enjeux. «Le Conseil de sécurité des Nations unies appelle à une cessation des hostilités dans tout le pays et demande aussi que l'aide humanitaire puisse être acheminé dans tout le pays», a-t-il rappelé.

Lire aussi : Syrie : l’armée syrienne démolit une usine d’explosifs à Alep

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales