Macédoine : nouveaux affrontements entre migrants et forces de l’ordre

- Avec AFP

Les affrontements sont quasi quotidiens à la frontière greco-macédonienne. Source: Reuters
Les affrontements sont quasi quotidiens à la frontière greco-macédonienne.

La police macédonienne a de nouveau dû intervenir, mercredi, alors que des dizaines de migrants tentaient de passer en Grèce.

Chaque jour apporte son lot d’oppositions musclées à la frontière gréco-macédonienne. La police du petit Etat a de nouveau tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, mercredi 13 avril, contre une centaine de migrants, qui manifestaient le long de la frontière à Idomeni. Et ce trois jours seulement après des incidents violents survenus au même endroit.

L'usage des gaz lacrymogènes a eu lieu après que les migrants, manifestant «pour l'ouverture des frontières», ont secoué le grillage frontalier.

A quelques centaines de mètres se déroulait une visite officielle au centre de réception pour migrants de Gevgelija, côté macédonien, du président macédonien Gjorge Ivanov et de ses homologues croate et slovène, Kolinda Grabar Kitarovic et Borut Pahor.

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Quand l'incident a éclaté, vers 09h30 GMT, une quarantaine de policiers grecs se sont aussitôt placés entre la barrière et les migrants. Les tirs de gaz lacrymogènes se sont rapidement arrêtés. Des migrants ont toutefois poursuivi leur manifestation.

Dimanche, au moins 260 migrants avaient été blessés, la police macédonienne ayant fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes lors d'une tentative des centaines de réfugiés de forcer la frontière.

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Médecins sans frontières (MSF) a relevé des impacts de balles en caoutchouc, mais le gouvernement macédonien a démenti avoir eu recours à de tels projectiles.

Athènes a fortement condamné l'usage de la force contre les migrants mais Skopje a renvoyé la responsabilité aux autorités grecques, les accusant de passivité.

Auteur: RT France

Mercredi, malgré plusieurs centaines de départs depuis dimanche vers des camps mieux organisés, 10 600 personnes demeuraient au camp d’Idomeni, espérant toujours l'ouverture de la frontière.

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