Russie : un député populiste propose que l'Etat rachète les bébés des femmes qui veulent avorter

Source: Reuters

Un député du LDPR a fait une proposition de loi suggérant que l'Etat offre 3 700 euro aux femmes qui renoncent à avorter pour les en dissuader. Il récupérerait ensuite ces nourrissons, leur donnant une chance de vivre, tout en boostant la natalité.

«A l'heure actuelle, 20% seulement des femmes qui souhaitent avorter y renoncent. Une stimulation financière pourrait peut-être améliorer ces statistiques», plaide Aleksander Cherine, député du Parti libéral-démocrate (LDPR), au sujet de son projet de loi. 

Si certains ne manqueront sans doute pas de dénoncer le risque de marchandisation de la procréation, l'objectif tel que le présente son défenseur est de remplir une noble cause : «Cela permettrait de donner une chance de vivre à ces bébés qui étaient condamnés à ne pas voir le jour et en plus, ça donnerait un coup de pouce à la natalité», soutient le député. 

Afin de rendre l'offre attractive, Aleksander Cherine propose d'offrir 3 700 euros à chaque femme qui acceptera de mener sa grossesse à terme et de confier son bébé à l'Etat. 

Afin de recevoir cette somme, la femme devra néanmoins fournir de nombreux papiers permettant de l'identifier et d'avoir des précisions sur son état. Elle devra ainsi être en mesure de fournir son passeport, un certificat médical attestant de la durée de sa grossesse et la date estimée de son accouchement, ainsi qu'une lettre spéciale de médecins dans laquelle elle s'engage à ne pas avorter. Le projet de loi précise néanmoins que l'Etat n'aura pas de droit de regard sur la façon dont la femme dépensera cet argent. 

Selon les calculs d'Aleksander Cherine, entre 150 000 et 200 000 femmes pourraient potentiellement être intéressées par cette offre, ce qui signifierait que le budget annuel d'une telle mesure pourrait ne pas excéder 745 millions de dollars. 

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales