L'Espagne convoque l'ambassadeur de France après des attaques de citernes de vin

- Avec AFP

Source: AFP

Le ministère espagnol des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de France en Espagne le 6 avril pour protester contre les attaques de viticulteurs français qui ont vidé des camions-citernes de vin espagnol, apprend-on de source diplomatique.

Le ministère avait déjà dénoncé la veille ces actions de viticulteurs en colère qui avaient bloqué, le 4 avril, des camions-citernes espagnols au péage du Boulou (Pyrénées-Orientales), à une dizaine de kilomètres de la frontière franco-espagnole et vidé partiellement ou totalement leurs cuves sur le tarmac.

Les viticulteurs entendent dénoncer les importations de vin d'Espagne et d'Italie. «On protège notre production» contre la concurrence de vins à bas prix venus d'Espagne et d'Italie, a déclaré à l'AFP Frédéric Rouanet, président du syndicat des vignerons de l'Aude, annonçant que ce type d'opération allait se multiplier.

Source: AFP

La Fédération espagnole des transports routiers de marchandises a dénoncé le fait que ces attaques aient pu être menées «en toute impunité» devant les forces de police qui ne sont pas intervenues.

Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait annoncé dans un communiqué avoir «protesté officiellement auprès des autorités françaises et les [avoir] pressées d'adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité totale et la liberté de circulation des personnes et des marchandises».

«De tels évènements, qui malheureusement se produisent régulièrement, sont une violation flagrante de plusieurs principes fondamentaux de l'Union européenne comme la libre circulation des marchandises entre les Etats membres», disait le communiqué.

Le ministère a convoqué l'ambassadeur de France à Madrid, Yves Saint-Geours, a-t-on indiqué de sources diplomatiques. A l'été 2015, l'Espagne avait dénoncé une série d'agressions par des agriculteurs français contre des camions transportant du lait ou de la viande espagnols, déplorant déjà que les forces de l'ordre n'étaient pas intervenues.

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