Islande : le parti Pirate «prêt» à former un gouvernement si le Premier ministre démissionne

Source: Reuters

Suite au scandale des «Panama papers» qui a révélé que le chef du gouvernement islandais aurait caché des millions via une société écran dans les Iles Vierges britanniques, la chef du parti Pirate, Birgitta Jonsdottir, se déclare prête à agir.

«La situation est instable. Mais bien sûr, si cela arrive, nous sommes prêts. On nous l’a demandé plusieurs fois étant donné que nous avons de si bons résultats dans les sondages. Nous y sommes prêts», a déclaré Birgitta Jonsdottir, interrogée sur l'aptitude du parti pirate qu'elle préside à prendre la tête du pays après l’annonce sur de potentielles élections anticipées.

Le parti Pirate a été fondé par un groupe d’activistes, de poètes et de hackers en 2012. En avril 2013, il a obtenu trois des 63 sièges du parlement islandais. 

Dernièrement, le parti Pirate islandais avait fait connaître son intention de changer la Constitution du pays et d’en finir avec les relations douteuses qu'entretiennent les élites économiques locales avec les places financières obscures. Des déclarations qui en font le parti le plus populaire d’Islande. Lors des dernières estimations, en février, il bénéficierait de la faveur des électeurs qui lui promettent 36% des intentions de votes.  

Des milliers d’Islandais manifestent contre leur Premier ministre

Le 4 avril, plusieurs milliers d’Islandais sont descendus sur la place Austurvollur, à Reykjavik, pour exiger la démission du Premier ministre, Sigmundur David Gunnlaugsson. Les manifestants chantaient et criaient «démission» et «fuck off». Sur les banderoles, on voyait encore «Wintris is coming», en référence à la série Game of Thrones et à la société offshore Wintris, au cœur du scandale.  

Les manifestants disent qu’ils ne peuvent pas confier la gestion du pays à une personne ayant créé une société offshore avec son épouse dans les Iles Vierges britanniques pour y cacher des millions d'euros tandis que le pays s'était retrouvé au bord de la ruine, fin 2008, à cause de la faillite de ses banques.

De son côté, le Premier ministre nie toute évasion fiscale et a même exclu, le 4 avril, de démissionner. «Je n'ai pas envisagé de démissionner à cause de cela et je ne démissionnerai pas à cause de cela», a-t-il déclaré à la chaîne islandaise Stöd 2. 

En savoir plus : Le Premier ministre islandais exclut de démissionner suite au scandale «Panama papers»

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