Moscou suggère Kiev de sanctionner le New York Times suite à l'article sur la corruption en Ukraine

© Carlo Allegri Source: Reuters

Maria Zakharova a ironisé en appelant Kiev à sanctionner le New York Times, après que Petro Porochenko a accusé le journal d’être un instrument de «guerre hybride» suite à la publication de l'article faisant état de la corruption en Ukraine.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a réagi sur la déclaration du président ukrainien Petro Porochenko, qui accuse le journal américain d’engager «une guerre hybride» contre son pays pour avoir écrit que l’Ukraine est un «marécage de corruption».

Maria Zakharova suggère à Petro Porochenko de demander à Washington de sanctionner le New York Times pour avoir osé qualifier le président ukrainien de «produit de l’ancien système», qui non seulement a échoué à mettre un terme à la corruption en Ukraine, mais qui par ailleurs l’utilise «comme une monnaie d'échange dans une tentative d'asseoir sa domination dans la sphère politique du pays».

«A présent, il ne reste qu'à Kiev de demander à mettre le New York Times sur une quelconque liste des sanctions, de préférence américaine, ou bien est-ce déjà fait ?», a écrit Maria Zakharova sur sa page Facebook.

Le journal a également souligné que «le président, le Premier ministre et le Parlement ukrainien doivent comprendre que le FMI et les Etats-Unis ne peuvent plus continuer à verser de l’argent à la pelle dans un marécage de corruption si le gouvernement ne commence pas à façonner les principes démocratiques que les Ukrainiens ont réclamé lors des manifestations».

L’article a été publié le 31 mars, alors que Petro Porochenko se rendait au sommet international sur la sécurité nucléaire à Washington. Au cours d’une conférence de presse, le président ukrainien a pratiquement accusé le journal américain d’être un instrument de propagande du Kremlin.

«J’ai pris connaissance de ce rapport. J’aimerais brièvement le commenter. L’Ukraine est aujourd’hui devenue la cible d’une guerre hybride à travers un mécanisme de désinformation, qui discrédite la nation ukrainienne», a déclaré Petro Porochenko.

Alekseï Pouchkov, président de la commission des Affaires étrangères à la Douma, a également ironisé en postant sur Twitter que «maintenant, ces hybrides avaient même infiltré le New York Times !»

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