Minsk : les participants aux pourparlers de paix sont arrivés

Les membres du groupe de contact arrivent pour les pourparlers. (REUTERS) Source: Reuters
Les membres du groupe de contact arrivent pour les pourparlers. (REUTERS)

Tous les membres du groupe de contact sur la crise en Ukraine – les représentants de l’OSCE, de Kiev, de Moscou et de la région de Donbass – sont arrivés à Minsk pour une rencontre à huis clos.

Alors que le conflit s’aggrave et que les combats s’intensifient dans l’Est de l’Ukraine depuis le début de l’année, c’est l’ex-président Leonid Koutchma qui représente l’Ukraine. Il négociera avec Heidi Tagliavini, représentant spécial de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l’ambassadeur de la Russie en Ukraine, Mikhaïl Zourabov.

Tous les trois ont contribué à la signature des accords de Minsk en septembre dernier, qui instauraient notamment un cessez-le-feu immédiat, le retrait de l’artillerie lourde de la ligne de front et un échange des prisonniers.

Les Républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk ont, elles aussi, dépêchés à Minsk leurs représentants Denis Pouchilin et Vladislav Deïnego.

En savoir plus : Les représentants des Républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk quittent Minsk

Leonid Koutchma avait pour sa part déclaré qu’il ne négocierait qu’avec les leaders des républiques autoproclamées, Aleksandr Zakhartchenko et Igor Plotnitsky.

Selon le site Segodnya.ua, l’ex-président ukrainien a affirmé que « Zakhartchenko et Plotnitsky, qui ont signé les accords et qui ont un certain pouvoir, doivent être présents ».

Les représentants de Donetsk et de Lougansk ont expliqué que leurs dirigeants ne viendraient qu’en cas d’arrêt des activités militaires dans la région et qu’à la condition qu’ils donnent leur caution à de nouveaux accords de paix.

Les représentants des Républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk. Source: Reuters
Les représentants des Républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk.

« Après cela, ils seront prêts à venir », a déclaré Denis Pouchilin, à l’agence TASS. « A mon avis, la principale raison pour laquelle ils restent avec leurs citoyens, qui font maintenant face à une génocide, c’est le bombardement d’une file de civils qui attendaient de l’aide humanitaire [à Donetsk]. 12 personnes ont été tués et 20 autres ont été blessées ».

En savoir plus : Donetsk : le bilan du bombardement à s'alourdit jusqu'à 12 morts

Le bombardement des régions densément peuplées par des civils dans l’est ukrainien a été condamné par le chef de la mission d’observation spéciale de l’OSCE en Ukraine, l’ambassadeur Ertugrul Apakan.

« J’appelle toutes les parties au conflits à faire preuve d’un maximum de retenue et à assumer pleinement leur responsabilité pour prévenir des déplacements et des souffrances supplémentaires, ainsi qu’à redoubler d’efforts dans la recherche d’une solution diplomatique », a poursuivi l’ambassadeur.

Au moins 12 civils ont été tués à Donetsk le 30 janvier. Les officiels des républiques autoproclamées ont déclaré que les troupes ukrainiennes avaient bombardé la ville depuis une zone tampon au Nord de l’aéroport. Kiev a tenu les rebelles pour responsables de ces actes, dont le but est de vouloir compromettre les pourparlers de paix.

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