Armé de son tracteur, un fermier grec a tenté de détruire un camp de réfugiés monté dans son champ

© Alexandros Avramidis Source: Reuters

Un fermier grec s’est mis en rogne après que des réfugiés ont installé des tentes sur son champ sans lui demander sa permission. Le paysan a averti les autorités qu'il engagerait des poursuites si la terre lui appartenant n'était pas libérée.

Dans le petit village d’Idomeni, près de la frontière greco-macédonienne, Lazaros Ulis, agriculteur grec, s’est mis au volant de son tracteur, comme chaque matin, pour aller labourer son champ. Or, le jeudi 31 mars, c'est entre les tentes de réfugiés ayant élu domicile sur son terrain que l'agriculteur a sillonné sa terre, faisant fi de la présence des migrants, rapporte le journal grec Skai.

Aussitôt avertie, la police a empêché le paysan de poursuivre son travail pour ne pas mettre en danger la vie des réfugiés, qui, selon l'agriculteur, n’ont pas été autorisés à s'installer sur son champ.

Le paysan, qui possède sept hectares de terrain, a demandé aux organisations gouvernementales et non gouvernementales de louer ses terres ou bien de les évacuer. Il a prévenu que si cela n’était pas fait d'ici quelques jours, il emploierait alors les mesures nécessaires pour les récupérer.

Selon les médias grecs, l'agriculteur possède également une cantine à Idomeni où, depuis avril dernier, sont vendus aux réfugiés des sandwichs pour 2 euros et de l’eau, du café et du thé pour 1,50 euro.

Accusé de profiter de la présence de réfugiés pour se faire de l'argent, le paysan a rejeté toute accusation en déclarant aux journalistes que la vente de sandwichs ne lui rapportait rien. Il a également ajouté que tant que les frontières étaient ouvertes et que les réfugiés pouvaient circuler librement entre les Etats européens, il n'avait absolument aucune haine envers eux. 

Le camp de réfugiés du village grec d'Idomeni a déjà fait parler de lui en mars, quand des réfugiés syriens ont arrêté un homme d'origine afghane qui aurait tenté d'agresser une fille de 7 ans derrière des cabines sanitaires du camp. 

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