Accueil bordelais chaleureux pour Tariq Ramadan malgré la charge d'Alain Juppé

© Capture d'écran Youtube

Le 25 mars, plus de 600 personnes ont assisté à la conférence de Tariq Ramadan au Palais des Congrès. Un pied de nez au maire de la ville, Alain Juppé. Ce dernier, avait déclaré la veille que l'islamologue n'était «pas le bienvenu à Bordeaux».

«Les clés du vivre ensemble», tel était l'intitulé de la conférence à laquelle participait également le philosophe Edgar Morin. Devant l'assistance, Tariq Ramadan a en préambule regretté la polémique qui a entouré sa venue à Bordeaux.

«A chaque élection, on trouve de l'intérêt à ma diabolisation», a-t-il déclaré avant d'ajouter : «C’est le seul pays au monde où je suis interdit dans les salles publiques ou certaines universités. Pourtant, en 25 ans de conférences, il n’y a jamais eu de trouble à l’ordre public. C’est un signe du mal-être français.» Accusée par les adversaires de Tariq Ramadan de constituer un trouble à l'ordre public, la conférence à tout de même eu lieu, la préfecture ne s'y étant pas opposée. 

De son côté, Alain Juppé avait jugé le 25 mars que les «positions [de Tariq Ramadan] sur un certain nombre de sujets fondamentaux, sur la laïcité, sur les hommes et les femmes et l'égalité» étaient pour le moins «ambigües», ajoutant qu'il n'avait «pas entendu dans sa bouche une condamnation claire, nette et forte des auteurs des attentats qui se succèdent».

Une sortie médiatique du candidat à la primaire républicaine qui avait été suivie d'une réponse du professeur à l'université d'Oxford. Dans une vidéo, ce dernier s'est offusqué de la position de l'actuel favori des sondages pour la la primaire des Républicains. «Mes propos ne sont pas clairs Monsieur Juppé ? Mais donnez-moi une citation d'un texte que vous auriez lu […] qui n'est pas claire ?», avait-il alors rétorqué. 

Lire aussi : Alain Juppé trouve Tariq Ramadan «ambigu», mais ne peut interdire sa venue



Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales