Steinmeier et Kerry se sont rendus indépendamment à Moscou après les attentats à Bruxelles

Vladimir Poutine et John Kerry à Moscou
Vladimir Poutine et John Kerry à Moscou

Au lendemain des attentats de Bruxelles, les visites de Frank-Walter Steinmeier et de John Kerry se sont enchaînées à Moscou, où les deux hommes ont rencontré Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine. Terrorisme et Syrie ont été au centre des discussions.

Frank-Walter Steinmeier pour une intensification de la coopération avec la Russie contre le terrorisme

Alors que l’Europe était encore sous le choc des attentats terroristes qui ont frappé Bruxelles le 22 mars, Frank-Walter Steinmeier s’est précipité à Moscou le 23 mars pour s’entretenir avec son homologue russe Sergueï Lavrov sur la nécessité d’intensifier la coopération entre l’Allemagne et la Russie pour combattre le terrorisme.

«C’est dans notre intérêt commun de combattre le terrorisme international. (…) L’échange d’information concernant le terrorisme doit être opérée entre Etats amis dans la lutte contre le terrorisme», a déclaré Steinmeier lors de la conférence de presse faisant suite à sa rencontre avec Sergueï Lavrov.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, épris récemment d'un élan pro-russe depuis le retrait des forces armées russes de Syrie, a reconnu que la coopération entre Berlin et Moscou était nécessaire pour faire face à la menace terroriste, et a ajouté que l’Allemagne travaillerait «intensément avec la Russie dans le cadre de l’OSCE» sur cette question. 

John Kerry veut s’assurer de l’avis de Moscou sur la transition politique en Syrie

A son tour, John Kerry s’est empressé de s’entretenir avec Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine pour discuter des attentats de Bruxelles, bien que la raison principale de sa visite était la question du règlement politique en Syrie.

«Le secrétaire d’Etat aimerait savoir comment Vladimir Poutine et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov envisagent la transition politique», a indiqué aux journalistes un représentant américain à la veille de la rencontre. John Kerry a auparavant reconnu que sans la coopération de la Russie, il était «impossible» d’arriver à un accord sur la Syrie.

Le Kremlin espère que la visite de Kerry «favorisera la normalisation des relations russo-américaines» dont dépend beaucoup le climat des affaires mondiales. La visite du secrétaire d’Etat américain, la troisième en moins d’un an, intervient quatre mois après celle de décembre pendant laquelle la question syrienne, les sanctions et la crise ukrainienne avaient été abordées.

Deux visites à la suite, mais deux agendas de discussions avec des priorités différentes

Les visites séparées et consécutives des représentants diplomatiques de l’Allemagne et des Etats-Unis ont eu lieu dès le lendemain des attentats de Bruxelles qui ont touché le cœur de l’Europe pour la seconde fois en l’espace de moins de cinq mois.

La rencontre du chef de la diplomatie américaine a directement fait suite à celle du ministre des Affaires étrangères allemand, alors que l'Europe semble vouloir à nouveau se tourner vers la Russie dans la lutte contre le terrorisme.

Bien qu'ayant évoqué les attaques de Bruxelles avec Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine, John Kerry a cependant bien rappelé que la question à l'ordre du jour restait celle du réglement politique en Syrie.

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