En Autriche, les femmes apprennent à repérer les premiers signes d’extrémisme chez les enfants

Des policiers autrichiens accompagnent une fille de 17 ans accusée d'avoir voulu partir pour la Syrie rejoindre les islamistes dans une salle d’audience© Leonhard Foeger Source: Reuters
Des policiers autrichiens accompagnent une fille de 17 ans accusée d'avoir voulu partir pour la Syrie rejoindre les islamistes dans une salle d’audience

Les mères musulmanes habitant en Autriche peuvent désormais se rendre dans une école spéciale où elles apprendront à repérer les signes qui indiquent si leurs enfants ont été radicalisés par des extrémistes.

50 musulmanes ont déjà terminé le cursus de l’école lancée par l’organisation Femmes sans frontières où elles ont appris les différentes façons de savoir si leur enfant était radicalisé. Des comportements, comme les discours concernant les «vrais musulmans» ou le fait qu’ils arrêtent soudainement d’écouter de la musique, peut indiquer qu’un jeune se trouve déjà sur le chemin de la radicalisation.

Les organisateurs indiquent qu’il est très important de ne pas laisser seuls les enfants à l’adolescence quand ils s’isolent. Les recruteurs de Daesh peuvent en profiter pour opérer un véritable lavage sur les cerveaux de ces adolescents.

«Le fait qu’ils abandonnent soudainement leur chambre et leur foyer pour se lancer dans un futur incertain signifie peut-être qu’ils ne se sentent pas écoutés ni acceptés», a confié à la radio autrichienne ORF la patronne de Femmes sans frontières, Edit Schlaffer.

Cette école informe également aux mères musulmanes des endroits et institutions qui peuvent leur fournir l’aide dont elles ont besoin.

Cinq de ces écoles ont déjà ouvert à Vienne, quatre autres doivent le faire après Pâques. Près de 15 personnes suivent les cours que chacune d’entre elles dispensent, y passant deux ou trois heures par semaine pour en plus échanger sur leurs expériences.

En savoir plus : Daesh aurait utilisé des techniques nazies pour entraîner ses jeunes combattants

La journaliste Maynat Kurbanova est fait partie de ceux qui donnent des cours dans ces écoles. Elle a confié à The Local qu’un autre élément très positif découlait du fait que les femmes peuvent tout dire. «Si un enfant devient radicalisé ou intéressé par des idées extrêmes, les mères peuvent se sentir coupables de ne pas avoir prêté suffisamment d’attention à leur enfant et essayer de cacher cela à l’intérieur de la communauté», a-t-elle expliqué.

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