Les Kurdes seraient en possession d'une arme redoutable pour combattre l'EI... et la Turquie (VIDEO)

Des militants kurdes en possession d'un dispositif antichar Javelin © Capture d'écran Twitter
Des militants kurdes en possession d'un dispositif antichar Javelin

Une photo et une vidéo semblent montrer que les forces kurdes ont entre leurs mains le missile antichar Javelin, mais Washington, soucieux de ménager son allié turc, nie avoir fourni ces armes aux combattants.

Si la vidéo, qui aurait été filmée près de la ville syrienne de Shaddadi, se révèle authentique, cela signifierait que les Unités de protection du peuple kurde (YPG) se sont vus offrir une avancée technologique. La séquence montre un camion appartenant à l’Etat islamique roulant à vive allure être frappé par une roquette.

Le FGM-148 Javelin est une arme anti-char portable, développée par les Etats-Unis. Le missile lancé par ce dispositif peut se fixer sur une cible potentielle en utilisant la vision infrarouge, rendant l’arme beaucoup plus efficace et légère que le système lance-missile filoguidé TOW auparavant utilisé en Syrie.

Le caporal Thomas Gray, un ancien tireur de Javelin dans les Marines, a déclaré au Washington Post : «si l’on considère que le missile n’est pas tiré depuis le flanc d’une montagne ou du toit d’un bâtiment, ceci est bel est bien un Javelin».

Mais John Kirby, un porte-parole du Département d’Etat américain, a affirmé qu’il était incapable de confirmer l’authenticité des images et que rien n’avait changé concernant la «politique [américaine] de non-livraison d’armes au YPG».

Les Etats-Unis ont démenti le fait d’avoir envoyé des armes aux Kurdes du YPG en Syrie, mais a admis qu’ils avaient fournis du matériel militaire aux forces démocratiques syriennes, qui sont formées par des Kurdes et des Arabes.

S’il s’avère que les combattants du YPG sont effectivement en possession de missiles américains Javelin, les Turcs risqueraient de mal recevoir la nouvelle, car ces armes pourraient se retourner contre eux. Ankara, qui bombarde les forces du YPG, considère le groupe comme une organisation terroriste. «La Turquie a le droit de conduire des opérations en Syrie et dans les endroits où les organisations terroristes se réfugient», avait déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, cité par le journal Hurriyet


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Mais le problème pour le président turc, est que son allié américain ne joue pas le jeu d’Ankara, et qu’au lieu de condamner le YPG, Washington soutien les combattants kurdes étant donné qu’ils ont prouvé leur efficacité contre l’Etat islamique.

Le Financial Times avait indiqué le 19 février que la Turquie envisageait un déploiement de troupes au sol dans le nord de la Syrie tandis que l'Arabie saoudite pourrait en déployer dans le sud. Les Etats-Unis tentent donc de dissuader ces deux pays de mettre leurs plans à exécution en territoire syrien. L'OTAN craint également une escalade des tensions alors que l'aviation russe mène des opérations contre l'Etat islamique dans la même zone.

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