Barack Obama appelle Recep Tayyip Erdogan à cesser de bombarder la Syrie

Barack Obama le 16 février dernier Source: Reuters
Barack Obama le 16 février dernier

Le président américain a incité son homologue turc à mettre un terme aux bombardements de son armée sur le territoire syrien, notamment à Alep contre les forces kurdes, alliées au gouvernement syrien dans la lutte contre Daesh.

«Le président Obama a exprimé des inquiétudes au sujet des récentes avancées du régime syrien dans le nord de la Syrie et a urgemment appelé à un arrêt des actions qui font monter la tension entre la Turquie et les forces de l'opposition modérée dans le nord de la Syrie. Elles minent nos efforts collectifs pour défaire l'Etat islamique», a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué.

Le président américain a averti que les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) pourraient exploiter les circonstances pour prendre le contrôle de nouveaux territoires dans cette région, selon le communiqué qui presse la Turquie de mettre en place un cessez-le-feu.

Un déploiement au sol redouté par l'OTAN ?

L'aviation turque a récemment bombardé des positions  kurdes en Syrie où ces derniers se battent aux côtés de Damas contre les forces de l'Etat islamique. Le 16 février, la Russie avait convoqué le Conseil de sécurité de l’ONU pour discuter de l'intention turque d'envoyer ses soldats turcs au sol en Syrie. A l'issue de cette réunion, les membres du Conseil ont exprimé leur inquiétude par rapport aux actions entreprises par les autorités turques et ont pressé Ankara de respecter le droit international.

Le Financial Times a indiqué le 19 février que la Turquie envisageait un déploiement de troupes au sol dans le nord de la Syrie tandis que l'Arabie saoudite pourrait en déployer dans le sud. Les Etats-Unis tentent de dissuader ces deux pays de mettre leurs plans à exécution en territoire syrien. L'OTAN craint également une escalade des tensions alors que l'aviation russe mène des opérations contre l'Etat islamique dans la même zone, toujours selon le journal britannique.

Lire aussi : La résolution russe sur la Syrie à l'ONU n'a «pas d'avenir», selon Paris et Washington

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