L’épidémie de grippe éprouve les urgences hospitalières en France

L’épidémie de grippe éprouve les urgences hospitalières en France© esanum.fr
Une chambre d'hôpital en France.
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L’épidémie de grippe poursuit sa progression en France, atteignant un «niveau d’intensité élevée» à l’hôpital avec 18 552 passages aux urgences la semaine dernière, selon Santé publique France. Cette pression accrue touche particulièrement les enfants et les seniors, amplifiant les tensions dans les services déjà fragiles.

La vague grippale, qui touche toutes les régions métropolitaines en phase épidémique, accentue la charge sur les hôpitaux, où l’activité liée au virus représente désormais 5,2 % des urgences, contre 4 % la semaine précédente. Dans le même temps la bronchiolite progresse.

Une tension sur les services hospitaliers qui met en danger un secteur très marqué par la fermeture de lits.

 

Un virus en progression et une ministre pointée du doigt

 

Les urgentistes font face à une situation récurrente et épuisante, comme le décrit, dans des propos rapporté par Le Monde, François Braun, ancien ministre de la Santé et urgentiste au CHR de Metz-Thionville : « Il y a quelque chose d’insupportable à voir l’histoire se répéter ».
Avec 3 606 hospitalisations pour syndrome grippal (4,8 % des hospitalisations), les lits manquent, particulièrement en soins critiques.

Les enfants de moins de 15 ans et les plus de 65 ans sont les plus affectés, avec une mortalité en hausse (4,1 % des décès certifiés mentionnant la grippe). En ville, l’intensité reste modérée, avec un recul chez les jeunes lié aux vacances scolaires, mais élevée chez les seniors. La couverture vaccinale des plus de 65 ans s’élève à 44,2 %, en progression mais considérée toujours insuffisante, d’où l’insistance des autorités pour pousser les usagers à l’injection d’un vaccin.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a rappelé l’importance de la vaccination et des gestes barrières lors d’une visite à Lyon. Cependant, l’attitude de la ministre a suscité les moqueries sur les réseaux sociaux puisqu’elle-même ne respecte aucun geste de prudence en la matière.

L'institut Pasteur anticipait un possible pic fin 2025, sans toutefois exclure une reprise post-vacances. La bronchiolite quant à elle persiste, ajoutant à la charge hospitalière. Les hôpitaux, comme à Montauban ou Nice, rapportent des services saturés, avec des patients âgés attendant des lits. Cette épidémie précoce, après une saison 2024-2025 sévère (plus de 17 000 décès), appelle à une vigilance accrue pour éviter une saturation prolongée.

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