La Turquie vivement critiquée après ses frappes en Syrie

La Turquie vivement critiquée après ses frappes en Syrie© Guadalupe Pardo Source: Reuters

De nombreuses voix se sont fait entendre pour condamner les tirs de l’armée turque, qui a bombardé des positions du gouvernement syrien ainsi que des combattants kurdes présents dans le nord de la Syrie pour y combattre Daesh.

La Maison Blanche a réagi rapidement par la voix du porte-parole du Département d’Etat, John Kirby. Celui-ci a déclaré que les Etats-Unis avaient «exhorté la Turquie à cesser ces tirs» d’artillerie contre les groupes kurdes et l’armée gouvernementale syrienne. Kirby a toutefois ajouté qu’il avait également demandé aux Kurdes syriens de «ne pas profiter de la confusion en s'emparant de nouveaux territoires».

En savoir plus : EN CONTINU : L'armée de Turquie bombarde l'armée gouvernementale syrienne et les combattants kurdes

Plus tôt dans la semaine, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est offusqué du soutien affiché par les Etats-Unis à l’égard des Kurdes combattant en Syrie.

Sur Twitter, un internaute sarcastique a dénoncé la faiblesse de la réaction américaine.

Un autre Twittos a qualifié la manœuvre turque de «provocation» envers la Russie, qui combat Daesh en Syrie, estimant qu’Ankara se sent protégé par son statut de membre de l’OTAN.

L'attitude ambiguë de la Turquie dans la lutte contre les terroristes de Daesh a aussi été pointée du doigt puisque les groupes kurdes, ainsi que l'armée syrienne, frappés par Ankara, combattent les djihadistes dans la région. 

«C’est ainsi qu’Erdogan entend lutter contre Daesh, on imagine avec des troupes au sol», a remarqué ironiquement un internaute, faisant référence à la récente annonce de l’Arabie saoudite et de la Turquie de lancer une opération conjointe en Syrie, où Ankara n'exclut pas d'envoyer des combattants au sol.

En savoir plus : La Turquie et l'Arabie saoudite vont lancer une opération anti-Daesh en Syrie, selon Ankara

Du côté des politiques français, le président du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon a été l’un des premiers à réagir, qualifiant les frappes de la Turquie de «honte». Samedi soir, en revanche, ni l’Elysée, ni son ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault n’avaient réagi.

Un internaute a également accusé le gouvernement turc d'une fois de plus «voler au secours de Daesh avec le soutien de la France».

Enfin, l'hypothétique adhésion des Turcs à l'Union européenne a été qualifiée de «folie» par un Twittos.

Quelques jours après que la Russie et les Etats-Unis se soient mis d’accord sur une «cessation des hostilités» prochaine, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, de passage à Munich, a prévenu que la situation en Syrie en était à un «moment charnière» entre guerre et paix.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»