En Autriche, les demandeurs d'asile ont la priorité sur les Autrichiens dans les hôpitaux

En Autriche, les demandeurs d'asile ont la priorité sur les Autrichiens dans les hôpitaux© Leonhard Foeger Source: Reuters
Des réfugiés souhaitant entrer en Autriche depuis la Slovénie

Devant les frais occasionnés par le traitement des réfugiés qui nécessitent de coûteux traducteurs pour communiquer avec les médecins, l'administration autrichienne souhaite réduire les coûts en donnant la priorité aux migrants dans les hôpitaux.

Le problème a été soulevé la semaine dernière, lorsque de nombreux citoyens autrichiens partis à l’hôpital en raison de l’épidémie de grippe ont dû patienter avant d'accéder aux médecins alors que les demandeurs d’asile se voyaient accorder un passage prioritaire.

La visite médicale fait partie du processus d'une demande d’asile. Et avec 90 000 demandes enregistrées en 2015, cela se fait ressentir au sein du corps médical qui peine à suivre le rythme. Les officiels autrichiens ont reconnu octroyer un accès prioritaire aux réfugiés qui se rendent à l’hôpital «à cause du problème des traducteurs».

Pour Martin Gantner, de l’organisation humanitaire Caritas cité par le site The Local, cela signifie que les demandeurs d’asile ont droit aux mêmes mesures de faveur que les personnes handicapées. De plus, selon lui, de nombreux réfugiés oublieraient de prendre avec eux à l'hôpital la carte d’assurance sociale qui leur a été remise à leur arrivée dans le pays et les difficultés de communication pourraient encore aggraver les retards dans des hôpitaux déjà surchargés.

Selon la porte-parole de l’association des médecins autrichiens, Sarah Schernthaner, «sans la carte nous ne pouvons pas savoir si la personne est juste de passage ou si elle a demandé l’asile en Autriche. Il n’y a aucun moyen d’être remboursés s’ils ne sont pas détenteurs de la carte». Cette surcharge de travail a sensiblement calmé l’enthousiasme des médecins autrichiens à venir en aide aux réfugiés. S’ils étaient encore 500 l’année dernière, ils ne sont plus que 150 à 200 en 2016.

Lire aussi : Migrants : le sauteur de l'extrême Felix Baumgartner juge les dirigeants européens idiots

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»