La mère de l'enfant violé veut que le migrant irakien vive «ce qu’on fait aux violeurs en prison»

La piscine de Theresienbad© Capture d'écran Twitter
La piscine de Theresienbad

La mère de l'enfant de 10 ans violé à la piscine par un réfugié irakien en Autriche a affirmé regretter d’avoir inculqué à ses enfants d’être accueillants avec les réfugiés, qualifiant la défense de l’homme de «monstrueuse».

L’enfant, dont les blessures ont dû être soignées à l’hôpital est traumatisé par l'agression sexuelle qu'il a subie dans la piscine de Theresienbad. Sa mère aussi. Bien qu’elle ait elle-même émigré en Autriche dans les années 1990 et toujours enseigné à ses cinq enfants d'être bienveillants envers les nouveaux arrivants, le viol que son fils a subi lui a fait changer d’avis.

Lire aussi : Un «tank» anti-réfugiés a défilé lors d'un carnaval en Allemagne (PHOTOS)

«Je n’ai pas pu y croire lorsque j’ai entendu [le fait qu’il prétextait avoir été victime d’une ‘urgence sexuelle’]» a-t-elle confié à un média local. «Vous allez certainement dire que je suis raciste, mais se défendre ainsi est juste monstrueux», a-t-elle affirmé.

«Je sais que les blessures physiques guériront mais les blessures de son âme pourraient ne jamais se résorber. Je ne veux pas que l’homme qui l'a attaqué soit renvoyé tout de suite, je veux d’abord qu’il soit emprisonné car j’ai entendu ce que les autres détenus faisaient aux violeurs d’enfants en prison et je veux qu’il expérimente cela. Après, j’aimerai qu’il soit expulsé», a-t-elle déclaré.

Les faits s'étaient déroulés le 2 décembre dernier, dans la piscine de Theresienbad à Vienne. Un sauveteur travaillant dans l'établissement a immédiatement appelé une ambulance après avoir découvert le garçon blessé et en pleurs. Pendant ce temps, son agresseur, un demandeur d'asile venant d'Irak, continuait tranquillement de s'amuser dans l'eau en sautant du plongeoir de la piscine.

Lire aussi : Norvège : des migrants mineurs victimes de délinquants sexuels dans plusieurs centres d'accueil

Les tensions montent

Après ce viol, les autorités de la petite ville autrichienne de Modling ont interdit aux migrants d’accéder à la piscine. Ils ont placé une affiche qui indique qu’après de nombreuses plaintes de baigneurs et du personnel, des gens «issus de l’immigration peuvent être admis avec l’escorte appropriée», comprendre : des travailleurs sociaux.

Le manager de la piscine de Modling, Robert Mayer, a expliqué cette mesure à RT. «Certains d’entre eux [les migrants] ne savaient pas se tenir et ont suivi des femmes dans les douches. Ils ont essayé de briser un distributeur automatique. Je ne pouvais pas juste rester là, je devais faire quelque chose. J’admets que le choix de mes mots n’était pas adéquat. En fait, concernant les jeunes demandeurs d’asile, ils sont les bienvenus ici mais seulement s’ils sont accompagnés». Il espère quand même qu’«une chose pareille ne se produira jamais» dans sa piscine. «Les gens viennent ici pour se détendre, en famille ou pour nager», a ajouté Robert Mayer.

Le manager de la piscine de Modling

Cette interdiction a provoqué une réaction négative de la part de la gauche en général et des militants pro-migrants. Ils ont posté des tweets avec des allusions au passé nazi du pays.

«Les Allemands sont-ils autorisés à aller dans la piscine de Modling ?», «Je voudrais aller nager ? Un aryen peut-il m’accompagner ?», «Les années 1930s reviennent. Ils veulent faire revenir leur idéologie», lit-on dans ces tweets pleins de révolte et de sarcasme.

 

Cette interdiction fait aux migrants d’accéder à la piscine de Modling n’est pas la première du genre. Ils avaient déjà privés d’autres services en Autriche. La conseillère municipale du Parti vert, Faika el Nagachi, a confié à RT qu’il y avait eu beaucoup d’incidents de la sorte. «Soit c’est la piscine, soit un médecin qui a refusé de traiter des réfugiés. C’est une violation complète des droits de l’homme. Il y a eu un avocat qui a dit qu’il ne représenterait pas les réfugiés, les demandeurs d’asile ou les migrants. Ces choses se sont produites au cours de deux dernières semaines. Il n’y aucune raison de stigmatiser l’ensemble d’un groupe de personnes en se basant sur un ou deux ou quelques incidents particuliers», a déclaré Faika el Nagachi.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales