Alassane Ouattara annonce qu’il n’enverra «plus d'Ivoiriens à la Cour Pénale Internationale»

- Avec AFP

Alassane Ouattara annonce qu’il n’enverra «plus d'Ivoiriens à la Cour Pénale Internationale»© Tiksa Negeri Source: Reuters

Le dirigeant de la Côte d'Ivoire, qui soutient le procès de la CPI contre son opposant Laurent Gbagbo, n'envisage pas de se retirer de la CPI, mais a toutefois indiqué qu'il entendait désormais faire «juger les Africains en Afrique».

De visite à Paris, le président Ouattara a indiqué qu’il «n’enverrait plus d’Ivoiriens» à la CPI car son pays avait désormais une «justice opérationnelle».

Son adversaire lors des élections de 2010, l'ancien président Laurent Gbagbo, et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, comparaissent actuellement devant la CPI pour leur rôle présumé dans la crise post-électorale qui avait fait plus de 3 000 morts en cinq mois.

En revanche, aucun membre du camp Ouattara n'a encore été inquiété par la Cour, ce qui fait dire aux partisans de Gbagbo que la CPI pratique un deux poids deux mesures et une «justice des vainqueurs». Face à ces accusations, Alassane Ouattara a assuré que «la justice est la même pour tous».

Affirmant qu’il n’enverra «plus d’Ivoiriens à la CPI» il a indiqué que les procès auraient désormais lieu devant la justice ivoirienne, ajoutant : «La CPI a joué le rôle qu'il fallait. A la sortie de la crise électorale, nous n'avions pas de justice, le pays était totalement en lambeaux (...) maintenant nous avons une justice qui est opérationnelle».

Si de nombreux dirigeants du continent, réunis au siège de l’Union africaine, ont soutenu un retrait commun de la CPI, en lui reprochant de ne faire juger que des Africains, le président ivoirien n’envisage pas, pour sa part, de se retirer. «Ce qu'il faudrait c'est que l'Union africaine mette en place une Cour africaine qui puisse juger les Africains en Afrique», conclut-il.

La défense de l'ancien président Laurent Gbagbo a, elle, accusé, le premier février, Alassane Ouattara de s'être emparé du pouvoir «par la force», avec l'aide de la France, l'ex-puissance coloniale.

En savoir plus : Charles Blé Goudé à la CPI : «Je suis un acteur de la paix en Côte d'Ivoire»

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