Libye : la France dément toute velléité d'intervention militaire contre Daesh

- Avec AFP

Laurent Fabius à son arrivée au sommet © Pool Source: Reuters
Laurent Fabius à son arrivée au sommet

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, a démenti le 2 février toute intention de la France d'intervenir militairement contre Daesh en Libye, en marge d'une réunion à Rome de la coalition internationale contre Daesh.

Cette réunion rassemble les ministres des Affaires étrangères ou des représentants de 23 pays, en présence de l'Américain John Kerry, pour faire le point sur la lutte contre l'Etat islamique (EI), qui semble avoir cédé du terrain en Syrie et en Irak mais se renforcer en Libye.

«Il n'est absolument pas question que nous intervenions militairement en Libye», a affirmé Laurent Fabius devant la presse. «Je ne sais pas de quelle source cela provient», a poursuivi le ministre français des Affaires étrangères. Un petit groupe «fait pression, mais ce n'est pas la position du gouvernement» a-t-il encore précisé.

Le quotidien français Le Figaro a annoncé dans son édition du 2 février que la France préparait «les plans pour intervenir contre Daesh».

«Ce qui est vrai, c'est que nous sommes préoccupés» par la montée de Daesh en Libye et c'est pourquoi «il faut pousser à la formation d'un gouvernement d'union nationale», a encore répété le ministre.

«Toute autre perspective n'est pas d'actualité», a ajouté le locataire du quai d'Orsay. Une fois que le gouvernement sera formé et aura été approuvé par le Parlement, il sera alors en mesure de recevoir le soutien de la communauté internationale, en particulier pour s'assurer qu'il puisse siéger à Tripoli, a expliqué le ministre français.

Mais «on ne peut pas non plus éternellement reculer l'objectif» et si «des personnalités se mettent en travers du chemin, on demandera des sanctions à leur encontre», a-t-il prévenu. 

Sur la Syrie, Laurent Fabius a jugé important d'augmenter le nombre de frappes et de viser des objectifs plus stratégiques, tout en expliquant qu'il y avait «un lien entre ce qui se passe sur le terrain et le processus politique».

Dans la mesure où des négociations sous l'égide de l'ONU sont en cours à Genève, «il faut que les bombardements s'arrêtent», a-t-il dit. «On ne peut pas bombarder en Syrie et discuter à Genève», a-t-il encore jugé, en faisant explicitement allusion à la Russie.

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