Bombardement d'une banque de Daesh : des victimes collatérales programmées ?

Un avion de chasse de l'US airforce décolle d'une base turque Source: Reuters
Un avion de chasse de l'US airforce décolle d'une base turque

Les autorités américaines auraient estimé accepter jusqu'à 50 victimes civils collatérales avant le bombardement dimanche de la banque de l'Etat islamique à Mossoul, dans le Kurdistan irakien, selon des informations de CNN.

«Le commandement américain aurait été prêt à accepter 50 morts civiles collatérales au bombardement aérien en raison de l'importance de la cible», peut-on lire sur CNN. Alors que le site de stockage et de distribution d'argent en espèces était surveillé depuis des jours par les avions et les drones de l'armée des Etats-Unis, la décision a été prise dimanche de bombarder.

Il s'agissait de choisir le bon moment pour que ces frappes tuent le moins de victimes civiles qui travaillaient sur le site la journée tandis que les membres de l'Etat islamique étaient présents la nuit. Le bombardement a finalement eu lieu à l'aube. Il aurait causé entre cinq et sept victimes collatérales.

«Nous cherchons à minimiser les victimes civiles autant que possible»

Les autorités américaines auraient déclaré évaluer au cas par cas le nombre de victimes collatérales tolérables en fonction de l'importance de la cible, sans préciser les critères pris en compte. Le porte-parole du département d'Etat américain, Marc C. Toner, a été interrogé par un journaliste de RT :

RT : Comment la valeur d'une cible est-elle considérée comme un calcul pertinent ?

Marc C. Toner : Bon, je ne suis pas un militaire mais de mon point de vue, nous considérons toujours dans le calcul les impacts possibles sur la population civile.

RT : Mais ce calcul peut prendre en compte une cible importante qui peut en valoir la peine.

Marc C. Toner : Je ne vais pas vous donner une formule pour cela, mais il est difficile d'évaluer de telles situations.

RT : Que pensez-vous de l'acceptation américaine de 50 morts civils ?

Marc C. Toner : Je ne sais juste pas, c'est un fait.

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