Syrie : David Cameron reconnaît d'éléments «islamistes extrémistes» parmi les rebelles «modérés»

David Cameron, le Premier ministre britannique © Stefan Wermuth Source: Reuters
David Cameron, le Premier ministre britannique

Attaqué sur son estimation des forces rebelles en Syrie, le premier ministre britannique a admis que certains rebelles appartiennent à des factions islamistes radicales, alors que sa stratégie repose précisément sur elles pour éliminer Assad.

Il a cependant insisté sur le fait qu’il fallait poursuivre la stratégie visant à s’appuyer sur les 70 000 rebelles présents sur le terrain afin de reconquérir les territoires contrôlés par l’État islamique, avec l’appui des frappes aériennes occidentales. Il a néanmoins rejeté l’idée selon laquelle la seule façon de défaire l’Etat islamique serait de soutenir l’armée régulière syrienne.

Critiqué après avoir déclaré que 70 000 combattants «modérés» se trouvaient en Syrie, le Premier ministre britannique a argué que ce «n’était pas un chiffre qu’il avait inventé» mais que celui-ci lui avait été fourni par les services de renseignement et qu’il représentait la «meilleure estimation».

Bien que reconnaissant que tous les combattants rebelles n’étaient pas «le genre de personnes que vous faites débarquer dans une conférence du parti Libéral-Démocrate», David Cameron a refusé de rendre publics les noms des groupes que les services de renseignement britanniques avaient identifiés comme étant «modérés». Le faire améliorerait les chances du président Bachar el-Assad de remporter la guerre civile en Syrie, a-t-il affirmé, ajoutant qu’une «troisième voie» entre l’État islamique et le président Assad était réalisable pour l’avenir de la Syrie.

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Questionné sur son chiffre, le Premier ministre a répondu «Est-ce que tous ces gens sont tous des démocrates qui partagent la même conception de la démocratie que vous et moi avons ? Non, certains d’entre eux appartiennent à des groupes islamistes et certains d’entre eux appartiennent à des groupes islamistes relativement extrémistes mais néanmoins ceci est la meilleure estimation du nombre de personnes avec qui nous avons la possibilité de travailler».

«La raison pour laquelle nous ne divulguons pas des détails sur leur identité exacte est simple : nous donnerions au président Assad une sorte de liste de groupes et potentiellement les zones qu’il devrait viser et cela n’est pas mon approche», a-t-il ajouté.


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