Cinq morts et 10 blessés dans le bombardement d'un hôpital de Médecins sans Frontières au Yémen

Source: Reuters

Un centre médical de l'organisation humanitaire a été la cible d'un missile dans le nord du Yémen, où la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite est souvent critiquée par les ONG pour violer le droit humanitaire.

Dix personnes ont été blessées et cinq autres tuées après qu'un missile a atteint un centre médical de l'ONG Médecins sans Frontières (MSF) au Yémen, a affirmé une porte-parole de l'organisation à RT. Deux membres du personnel de MSF sont dans un état critique.

Sur son compte Twitter, Médecins Sans Frontières a écrit condamner cet acte «fermement», répétant «à toutes les parties au conflit que les patients et les installations médicales devaient être respectés».

Le 10 janvier, un missile a frappé le centre hospitalier de Razeh Rajeh dans la province de Saada, au nord du pays, a ajouté Malak Shaher, chargée de communication pour l'organisation humanitaire au Yémen.

Elle n'a pas pour l'instant été en mesure de dire si le missile avait été tiré depuis un avion et si les victimes étaient des malades ou des membres du personnel médical. Malak Shaher ne s'est pas non plus prononcé sur l'origine du missile.

Selon l’ONG, le nombre de morts pourrait augmenter parce que des gens pourraient être encore piégés dans les décombres.

Au Yémen, l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition militaire de plusieurs pays arabes pour lutter contre l'opposition Houthiste (chiite), qui a chassé du pouvoir le gouvernement élu, allié de Riyad.

En plus des accusations de cibler des civils et de violer le droit humanitaire, cette coalition a récemment été mise en cause par l'ONG Human Rights Watch qui lui reproche d'utiliser des bombes à fragmentation dans ses offensives sur le terrain.

Le centre médical frappé le 10 janvier se trouvait dans une zone contrôlée par les rebelles houthis, que l'Arabie saoudite bombarde régulièrement.

Raquel Ayora, dirigeante des opérations de MSF au Yémen, a indiqué que son organisation fournissait régulièrement aux belligérants les coordonnées GPS de ses installations. «Il n'y a aucune possibilité pour ceux qui ont des capacités de lancer des raids aériens ou de tirer des missiles d'ignorer» ce fait, a-t-elle ajouté.

En décembre, l'organisation humanitaire MSF avait accusé la coalition saoudienne d'avoir visé l'une de ses cliniques mobiles à Taëz, dans le sud-ouest du Yémen. Cette attaque avait fait 9 blessés, dont deux employés de l'organisation.

En octobre, un bombardement de l'armée américaine sur la ville afghane de Kunduz avait frappé un hôpital de l'ONG Médecins sans Frontières, tuant une trentaine de civils.

En savoir plus : Hôpital de MSF à Kunduz : le bilan s'alourdit à 30 morts, l'OTAN retarde la parution de son rapport

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