Vague d'agressions sexuelles lors du nouvel an à Cologne

Des dizaines de femmes ont été victimes d'attouchements sexuels lors de la nuit de la Saint Sylvestre près de la gare centrale de Cologne. Selon la police et plusieurs médias locaux, il s'agit de la plus vaste agression sexuelle jamais enregistrée.

Seulement cinq arrestations ont été effectuées dimanche par la police colognoise après une nuit du Nouvel an entachée par des agressions. Dans des déclarations faites au journal allemand Express, le chef de la police de Cologne, Wolfgang Albers, a indiqué que 80 crimes dont 35 de nature sexuelle, avaient été enregistrés.

«Les crimes ont été commis par un groupe de gens qui viennent pour la plupart de l'Afrique du Nord et des pays arabes», a indiqué M. Albers. Le quotidien DW affirme que 1000 personnes auraient commis ces violences alors que selon le quotidien Bild, 20 hommes étaient physiquement impliqués dans ces faits alors que 1000 personnes étaient réunies sur la place.

Vague d'agressions à Cologne

Une victime âgée de 28 ans, prénommée «Katja L» a rapporté au journal qu'elle et son copain étaient entourés par une bande d'hommes après être arrivés en train tôt samedi matin.

«Nous avons traversé ce groupe d'hommes. [Ils] ont ouvert une voie, que nous avons traversé. Soudain, je sentis une main sur mes fesses, puis sur mes seins, à la fin, j'étais pelotée de partout. Ce fut un cauchemar. Nous avons crié et nous les avons frappés, mais ils continuaient. Je suis désespérée, je pense que j'ai été touchée une centaine de fois en l'espace de 200 mètres», a-t-elle rapporté.

«Heureusement que je portais une veste et un pantalon. Une jupe aurait probablement été arrachée.»

Tout le monde n'a cependant pas eu cette chance. Une femme a avoué à Express que ses collants et sous-vêtements ont été déchirés par la foule.

D'autres témoins présents sur les lieux ont rapporté que les hommes raillaient et insultaient les femmes.

Des habitantes de Cologne

Selon un autre témoignage, il y avait lors de cette soirée «des milliers d'hommes» qui visaient la foule à l'aide de feux d'artifice. «Mon amie et moi voulions nous mettre à l'abri, mais ils ont bloqué notre chemin. Nous avions tellement peur ! Nous nous sommes enfuis de la station», a raconté une source anonyme au site.

Le syndicat de la police de Cologne a déclaré lundi au site anglais Breitbart London qu'«une dimension complètement nouvelle de la violence» a surgit dans le pays avec l'afflux de migrants. «C'est quelque chose que nous ne connaissions pas», a déclaré pour sa part son porte-parole.

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Alors qu’il n’y a pour le moment que 35 plaintes officielles pour agressions sexuelles, la police suppose qu’il peut y avoir plus de cas qui sont toujours inconnus, et appelle les victimes à s’adresser aux forces de l’ordre.

La maire convoque une réunion d’urgence

«Nous ne pouvons plus tolérer cette prolifération de l’illégalité», a déclaré la maire de la ville de Cologne, Henriette Reker, au journal Kölner Stadt-Anzeiger, en qualifiant les actions de ces hommes de «monstrueux».

La responsable a également annoncé la tenue, ce mardi, d’une réunion extraordinaire de l’administration de la ville, avec la participation de la police locale et fédérale allemande, afin de répondre à ces crimes.

«Nous n’accepterons pas que des groupes des hommes nord-africains se rassemblent délibérément pour agresser sexuellement les femmes», a déclaré quant à lui le ministre de l’Intérieur de la Rhénanie-du-Nord – Westphalie Ralf Jäger, en promettant d’agir vite pour punir les responsables.

Le chef du syndicat policier de la Rhénanie, Arnold Plickert a estimé qu'il ne fallait pas utiliser l'incident pour attiser un éventuel sentiment anti-réfugiés. Pour lui toutefois, «les réfugiés qui ont un problème intégration dans notre société ouverte» doivent être traitées avec l'aide de la «force de la loi».

Les médias accusés de manque d’agir

En apprenant cette histoire terrifiante ce lundi, soit quatre jours après les faits, de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux ont accusé des médias allemands de la camoufler à cause de l’origine des malfaiteurs présumés. «Il est fascinant que les événements à Cologne la nuit du Nouvel an aient pu passer la censure médiatique», a écrit une internaute.

D’autres utilisateurs s’inquiètent cependant de possibles conséquences de cette publication, qui pourrait frapper en contrecoup tous les réfugiés. «Il est triste que les migrants qui ont vraiment besoin de la protection porteront le joug de haine à cause de Cologne. Nous devons pouvoir voir la différence», regrette une autre utilisatrice de Twitter.

Il est vrai que certains politiques allemands ont déjà appelé à durcir la politique migratoire. «Besoins urgents : réduction du nombre d’entrées, sécurisation des frontières, intensification de déportations et une justice cohérente», a déclaré sur son compte Twitter Steffan Bilger, le député du parti d’Angela Merkel, l’Union chrétienne-démocrate d'Allemagne.

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