Au Liban sous tension, la visite du pape Léon XIV devient un rare souffle d’apaisement

Au Liban sous tension, la visite du pape Léon XIV devient un rare souffle d’apaisement© Getty Images
Affiche de Hassan Nasrallah et du pape Léon XIV à Beyrouth.
Suivez RT en français surTelegram

La visite du pape Léon XIV intervient alors que le Liban subit pression américaine et frappes israéliennes malgré la trêve. Beyrouth espère que sa présence apaisera un climat politique et sécuritaire explosif. Washington, de son côté, maintient une ligne dure, bloquant aides et conférences tant que le désarmement du Hezbollah n’avance pas.

Annoncée en octobre, la visite du pape Léon XIV, attendue ce 30 novembre, apparaît désormais comme un répit politique dans un Liban sous pression. Depuis le début de l’automne, le pays subit le durcissement de Washington sur le désarmement du Hezbollah, pourtant prévu par l’accord de cessez-le-feu, tandis qu’Israël multiplie les frappes dans le Sud, empêchant toute normalisation de la vie quotidienne.

Pour Beyrouth, non convié au sommet de Charm El-Cheikh sur Gaza, la venue du souverain pontife est « un baume au cœur », selon une source gouvernementale, au moment où l’isolement diplomatique se fait sentir.

Un message sans lendemain ?

Léon XIV rencontrera le président Joseph Aoun, le premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement, Nabih Berri, trois figures portées par un soutien arabe et occidental après la guerre de 2024 qui a affaibli le Hezbollah. Mais les nouvelles autorités, engagées dans des réformes économiques et sécuritaires, sont jugées trop lentes par leurs partenaires. Pour Mgr César Essayan, ce reproche méconnaît « des décennies de magouilles et d’ingérences » qui ont miné le pays.

Les États-Unis, désormais intransigeants, exigent une neutralisation accélérée de l’arsenal du Hezbollah, sans calendrier ni dialogue, tandis qu’Israël continue ses frappes malgré la « trêve ». Le Sud du pays reste sinistré, sans reconstruction.

Le Hezbollah, par la voix de Naïm Qassem, s’est pour sa part dit « réjoui » de la venue du pape, annonçant même une lettre à son intention. Le patriarche maronite Béchara Raï, lui, rappelle son appel constant au désarmement du mouvement chiite.

Washington garde cependant sa ligne dure : la visite aux États-Unis du chef de l’armée libanaise a été annulée, et les deux conférences promises par Emmanuel Macron, l’une pour l’armée, l’autre pour la reconstruction, ne sont plus au calendrier. Les accusations israéliennes sur un prétendu réarmement du Hezbollah trouvent un écho dans plusieurs capitales, aggravant les exigences imposées à l’armée libanaise, forcée de détailler publiquement ses opérations dans le Sud.

Le pape ne se rendra pas dans les zones bombardées, au grand regret des élus originaires du Sud, qui espéraient qu’il y porterait un message de protection. Mais son voyage pourrait, espère Mgr Essayan, « calmer les esprits dans un climat oppressant », marqué par les menaces israéliennes d’une nouvelle offensive et une crise économique étouffante. Beaucoup s’interrogent déjà : « Et après son départ, y aura-t-il une guerre totale ? »

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix