Lutte contre le terrorisme, les musulmans britanniques sur le banc des accusés

Source: Reuters

Un rapport du National Police Chiefs' Council (Conseil national des chefs de la police, NPCC) a révélé que seulement 8,6 % des informations susceptibles de lutter contre le terrorisme provenaient de la communauté musulmane.

En six mois, les 3288 informations recensées susceptibles de lutter contre le terrorisme, seulement 280 proviennent de la communauté musulmane alors que près de 2200 ont été émises par les organismes publics en dehors de la police, comme les services sociaux et de santé ainsi que ceux relevant de l'éducation. D'autres informations ont été recueillies grâce à des enquêtes de police menées notamment en prison. Ces chiffres vont sans aucun doute renforcer le climat de défiance qui règne entre les autorités et la communauté musulmane. 

Lors de plusieurs manifestations, une partie d'entre-elle avait fait part de son indignation face aux discriminations et aux amalgames dont elle ferait l'objet de manière récurrente. Un groupe confessionnel du nord de Londres représentant des dizaines de milliers de musulmans aurait quant à lui appelé au boycott du programme gouvernemental tandis que des responsables religieux de l'est de la capitale ont fait part de leur opposition aux opérations d'espionnage menées par les autorités policières.

«À un moment où le niveau de menace est grave, il est encourageant de constater que la police bénéficie d'une grande confiance pour recueillir les problèmes liés à la radicalisation» a déclaré de son côté au Times Simon Cole, porte-parole du NPCC. «Les chiffres peuvent ne pas saisir avec précision la nature de la source d'origine, car dans de nombreux cas, les membres de la communauté fera rapport de la première instance à la police» a-t-il néanmoins tempéré face à la polémique grandissante.

The Prevent programme fait partie de la stratégie antiterroriste du gouvernement britannique censée aider les agents de sécurité à l'identification des individus et des groupes présentant un risque potentiel pour la sécurité du pays tels que les extrémistes islamistes ou encore les militants d'extrême-droite. Une législation particulière permet aux personnes travaillant dans le secteur public de signaler toute personne soupçonnée de s'être radicalisée ou d'avoir des relations avec des organisations violentes. 

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