Pour le vice-chancelier allemand, Merkel est en partie responsable de la montée du Front National

- Avec AFP

Sigmar Gabriel, vice-chancelier allemand et chef du SPD, au congrès du parti le 11 décembre © Fabrizio Bensch Source: Reuters
Sigmar Gabriel, vice-chancelier allemand et chef du SPD, au congrès du parti le 11 décembre

Sigmar Gabriel, a accusé vendredi la chancelière Angela Merkel, d'avoir voulu «dicter une politique d'austérité à la France», entraînant le renforcement du Front national, arrivé en tête au premier tour d'élections régionales.

«J'ai mis en garde Angela Merkel contre le fait de vouloir dicter cette politique d'austérité à la France», a lancé à Berlin le ministre social-démocrate de l’Économie lors d'un discours tenu lors du congrès de son parti, le SPD allié au gouvernement avec la CDU de la chancelière.

Si les conservateurs avaient mieux écouté, «alors (la présidente du Front national Marine) Le Pen ne serait pas arrivée aussi loin qu'elle l'est actuellement», a encore martelé le président du SPD, qui devrait être réélu vendredi pour un quatrième mandat.

Lors de la crise de la dette, cristallisée autour de la crise grecque, Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble ont plaidé pour une politique d'orthodoxie budgétaire stricte, symbolisée par la ligne dure imposée au gouvernement grec d'Alexis Tsipras, et à laquelle avait fini par se rallier M. Gabriel.

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«Rien ne coûtera plus cher (...) qu'une victoire du Front national en France», a insisté M. Gabriel, mettant en garde contre «les populistes de droite» qui fleurissent un peu partout en Europe, comme en Hongrie, en Pologne, en Finlande, en Suède, ou encore en Allemagne, à l'image du parti eurosceptique AfD (Alternative pour l'Allemagne).

«Le Front national fait campagne en France avec le slogan "national et social"», a encore rappelé aux quelques 600 délégués de son parti M. Gabriel, insistant sur les deux mots.

Le Front national de Marine Le Pen, qui a recueilli dimanche lors d'un scrutin régional en France le score le plus fort au niveau national (28%, et jusqu'à 40% dans le Nord et le Sud), espère conquérir plusieurs des 13 régions métropolitaines.

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