La photo n'était pas bonne, un sikh accusé à tort d'être un des terroristes de Paris

Capture écran photomontage
Capture écran photomontage

C'est un quart d'heure de gloire warholien dont cet Indien adepte de la religion sikh se serait bien passé. Il a faussement été identifié comme étant l'un des attaquants de Paris. Cette fausse accusation a déclenché l'emballement des réseaux sociaux.

Veerender Jubbal s'est retrouvé au coeur d'une tempête médiatique après qu'une photo de lui le présentant comme l'un des kamikazes impliqués dans les attentats de Paris a été diffusée.

Sur cette photo, on aperçoit l'aperçoit tenant un exemplaire du Coran et portant ce qui ressemble à un gilet bourré d'explosifs.

Cette photo a très vite fait le tour des réseaux sociaux après le carnage de Paris. Elle a été ainsi publiée en Une de l'un des plus importants journaux espagnol et utilisée également par deux journaux italiens. Une chaîne de télévision italienne dont le compte Twitter est suivi par près de 2 millions de personnes l'a également publiée. 

L'image, qui a commencé à circuler samedi après-midi, a même été partagée sur l'application message du Telegram par par Khilafah News, un groupe pro-islamique. Plusieurs messages sur les médias sociaux ont même décrit Jubbal comme un «sikh converti à l'Islam».

Toutefois, certains utilisateurs sur les réseaux sociaux ont vite noté que l'image avait été numériquement modifiée. La photo originale était en fait un selfie pris dans la salle de bain de Jubbal en août dernier. Il y apparaît coiffé d'un turban et tenant un iPad dans les mains.

Si nul ne sait qui a mis en ligne cette photo modifiée, certains font le lien avec le fait qu'il a critiqué avec véhémence le mouvement gamergate, ce qui aurait fait de lui l'objet de cette campagne de dénigrement. Il est en effet journaliste et critique de jeux vidéo. Le mouvement gamergate dénonce la misogynie supposée de la culture du jeu vidéo et plus particulièrement les violences verbales et les campagnes de harcèlement dont seraient victimes les femmes.

Veerender Jubbal a mis les choses au clair sur son compte twitter en précisant : «les gens publient et modifient mes selfies comme si j'étais l'une des personnes responsables des problèmes à Paris». Il a également indiqué qu'un de ses cousins vivant en Inde avait vu la photo.

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