Le Burkina Faso dénonce un «accord d'assistance militaire» avec la France datant de 1961

Le Burkina Faso dénonce un «accord d'assistance militaire» avec la France datant de 1961© OLYMPIA DE MAISMONT / AFP
Des membres des forces de sécurité burkinabè patrouillent dans les rues de Ouagadougou le 22 janvier 2022 (image d'illustration).
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Ouagadougou a dénoncé un «accord d'assistance militaire» signé en 1961 avec Paris, dans un contexte pregnant de tensions franco-burkinabè .

Les autorités du Burkina Faso dénoncent l'accord d'assistance militaire technique, conclu à Paris le 24 avril 1961, entre la République de Haute-Volta – ancienne appellation du Burkina Faso – et la République française, dans un courrier du ministère burkinabè des Affaires Etrangères adressé à Paris et daté de ce 1er mars, consulté et cité par l'AFP.

Partant, Ouagadougou donne «un délai d'un mois» suivant la réception de ce courrier pour «le départ définitif de tous les personnels militaires français en service dans les administrations militaires burkinabè». 

Comme le rappelle l'agence de presse française, ce type d'accord avait été signé par Paris avec la plupart de ses anciennes colonies en Afrique au lendemain des déclarations indépendances, au début des années 1960. Ces accords «ont souvent été revus au fil des années, sans en changer le fond, et ont parfois été utilisés pour venir en appui à des régimes restés proches de Paris», précise l'AFP.

Relations franco-burkinabé difficiles depuis des mois

Ce nouveau courrier survient dans un contexte de tensions entre la France  et le Burkina depuis le putsch de septembre dernier, qui a porté au pouvoir le capitaine Ibrahim Traoré. Ces tensions sont entre autres liées à la volonté exprimée par les autorités burkinabè de diversifier leurs partenariats internationaux, notamment en matière de lutte contre le terrorisme.

Dans ce contexte, Ouagadougou a envoyé fin décembre une lettre à Paris pour réclamer le remplacement de l'ambassadeur de France Luc Halladet, lui reprochant d'avoir fait état de la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays sahélien. Le 18 janvier, les autorités burkinabè ont également demandé le départ, dans un délai d'un mois, de la force française Sabre au Burkina Faso. Finalement, Paris a rappelé Luc Halladet le 26 janvier afin de «mener des consultations» et le 19 février, l'armée burkinabè a officiellement annoncé la fin des opérations des troupes françaises sur le sol du pays.

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