Centrale nucléaire de Zaporojié : la Russie met en garde contre une «provocation» de Kiev

Centrale nucléaire de Zaporojié : la Russie met en garde contre une «provocation» de Kiev© AP Photo/Efrem Lukatsky
Le secrétaire général de l'ONU en visite à Boutcha, en Ukraine en avril 2022 (image d'illustration)
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Alors que le secrétaire général de l'ONU rencontre Volodymyr Zelensky en Ukraine, Moscou redoute la préparation par Kiev d'une «provocation» autour du site nucléaire de Zaporojié. Les deux parties s'accusent mutuellement de frappes qui y ont eu lieu.

Ce 18 août, le ministère russe de la Défense a mis en garde contre une possible «provocation retentissante» des forces ukrainiennes à Zaporojié, alors même qu'une rencontre tripartite doit avoir lieu dans le pays entre Volodymyr Zelensky, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Ainsi selon le ministère, des unités d'artillerie ukrainiennes prévoiraient de tirer sur la centrale nucléaire de Zaporojié le 19 août «pour ensuite accuser la Russie de provoquer une catastrophe technologique à cette centrale», et cela afin de pousser à une zone d'exclusion aérienne dans la zone. Evoquant cette information, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a dénoncé, dans une interview à la chaîne Soloviev Live un «chantage nucléaire».

Selon les pronostics avancés par le ministère russe de la Défense, qui a présenté des cartes prospectives, la Pologne, l’Allemagne, la Slovaquie seraient touchées par des substances radioactives en cas d'incident à la centrale. Le ministère, qui a averti d'une crise majeure dans la région si ce scénario venait à se réaliser, n'a en outre pas exclu de mettre à l'arrêt la centrale «en cas d’évolution négative de la situation à cause des bombardements ukrainiens».

Briefing du ministère russe de la Défense

Un site sous haute tension

Les tensions sont vives autour de ce site nucléaire situé dans une région en grande partie sous contrôle russe et qui a été la cible ces derniers jours de bombardements dont Kiev et Moscou s'accusent mutuellement.

Dans son communiqué du 18 août, la Défense russe a souligné que ses forces n'avaient déployé aucunes 
«armes lourdes dans l'enceinte de la centrale et dans les zones avoisinantes», précisant que seules «des unités assurant la sécurité» se trouvaient sur place. «Les forces armées russes prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporojié», a poursuivi le ministère. Kiev accuse de son côté Moscou de stocker des armes lourdes sur le site et de l'utiliser comme base de tir.

Après plusieurs frappes sur le site de la plus grande centrale nucléaire d'Europe, Moscou avait réclamé d'urgence une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Le représentant russe Vassili Nebenzia avait alors accusé Kiev de pousser «le monde au bord d'une catastrophe nucléaire».

Dans son message vidéo quotidien, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait quant a lui estimé qu'il fallait «chasser les occupants de la centrale de Zaporojié» et que «seuls le retrait total des Russes et la reprise du contrôle total de l'Ukraine sur la centrale garantiraient la sécurité nucléaire pour toute l'Europe».

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait pour sa part insisté sur le fait que le site ne devait «pas être utilisé dans le cadre d'opérations militaires», proposant la création d'un «périmètre démilitarisé pour assurer la sécurité de la zone». L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait enfin fait valoir l'urgence de pouvoir accéder au site pour l'inspecter.

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