Pass vaccinal : plusieurs députés de la majorité menacés ou agressés à l'approche du vote

Pass vaccinal : plusieurs députés de la majorité menacés ou agressés à l'approche du vote© THOMAS SAMSON Source: AFP
Cliché pris à Pari le 11 septembre 2021 (image d'illustration).
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Alors que le projet de loi visant à transformer le pass sanitaire en pass vaccinal est sur le point d'être voté par le Parlement, le gouvernement se préoccupe des menaces et des agressions à l’encontre des élus LREM.

Si le ministère de l’Intérieur a déjà appelé les préfets à renforcer la protection des élus, ces derniers subissent néanmoins pléthore de menaces et d'agressions alors que le Parlement s’apprête à voter la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal.

C’est notamment ce qu'a vécu le député de La République en Marche (LREM, Oise) Pascal Bois le 29 décembre qui a découvert des tags hostiles au pass vaccinal sur le mur de son pavillon après avoir été réveillé en pleine nuit par l’incendie de son véhicule. «C’est une intimidation pour que je sois dans le renoncement mais vous pensez bien naturellement qu’il n’est pas question de céder à ce type d’intimidations et de gestes complètement irresponsables», a fustigé le député de 62 ans en comparant l’acte à un «attentat».

Un autre député de LREM, Guillaume Kasbarian (Eure-et-Loir), a indiqué sur son compte Twitter avoir reçu le 28 décembre des menaces de mort et son intention de déposer plainte. «Aucune menace ne viendra entraver mon travail quotidien au service des Français. Aucune. Notre démocratie est plus forte que les semeurs de haine qui tentent vainement de l’abîmer», a-t-il écrit.

Yaël Braun-Pivet, députée LREM des Yvelines, a quant à elle reçu un courrier de menaces l’exhortant à voter contre le projet de loi : «Si vous ne votez pas non au texte, toute la France se souviendra de l'Assemblée nationale comme un gigantesque bain de sang.»

Jacques Marilossian, député LREM (Hauts-de-Seine), a pour sa part reçu un message par le biais de son site internet : «Tu seras décapité sur la voie publique, ton sang viendra tâcher le goudron, ta tête finira dans la bouche d'égouts, je te le promets, ça va très mal se terminer, la dictature sanitaire, les politiques au pouvoir, n'auront pas le dernier mot, la tyrannie Covid-19, c'était les gouttes de trop.»

La députée LREM des Yvelines Aurore Bergé a quant à elle indiqué qu’elle déposerait plainte, non pour avoir été menacée ou agressée, mais contre le professeur de philosophie René Chiche qui a comparé le pass vaccinal au statut des juifs sous le régime de Vichy. «J'en ai marre, matin, midi et soir, de me faire traiter de nazi ou de collabo, uniquement parce qu'on a un vaccin qui est mis à disposition de l'ensemble des Français et qu'on demande aux Français d'abord de se protéger eux-mêmes et aussi de faire preuve de solidarité, de fraternité vis-à-vis de celles et ceux qui sont fragiles et qui pourraient avoir besoin de cette immunité collective», a-t-elle justifié.

René Chiche a réagi à l'annonce en affirmant ne rien retirer de ses propos qu'il a par la suite réitérés.

Aurore Bergé a cependant fait l’objet d’un photomontage appelant à la tondre comme jadis les femmes soupçonnées d’avoir collaboré lors de l’Occupation, a rapporté LCI.

Enfin, le 2 janvier, la députée Agir ensemble de Seine-Maritime, Agnès Firmin Le Bodo a assuré avoir reçu un e-mail sobrement titré : «Je pense sérieusement à te décapiter.» «Aucune menace ne dictera ma façon de voter. Il ne faut rien laisser passer, ne pas s’habituer. Face à cette montée de violence envers les élus, il est urgent que la classe politique dans son ensemble agisse. C’est bien notre démocratie qui est en danger», a-t-elle déclaré sur Twitter.

Le gouvernement va renforcer la protection des élus

Si Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, avait déjà exhorté le 29 décembre les préfets à renforcer la protection des élus, Richard Ferrand avait annoncé dans la foulée qu’il ferait «un point précis» avec ce dernier, accompagné du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, au mois de janvier. L’objectif est «à la fois de recenser l'état de la situation, de vérifier que les plaintes ont bien été suivies de recherches et voir où on en est en termes de justice derrière, parce que les auteurs des méfaits doivent évidemment être sanctionnés», avait explicité le président de l’Assemblée nationale sur RTL.

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