Des policiers pris pour cibles et 13 véhicules incendiés lors de violences urbaines à Alençon

- Avec AFP

Des policiers pris pour cibles et 13 véhicules incendiés lors de violences urbaines à Alençon© Thomas COEX Source: AFP
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Brassard police à Créteil, décembre 2020 (image d'illustration).
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La préfecture de l'Orne a été le théâtre d’une nuit de violences urbaines au cours de laquelle 13 véhicules ont été incendiés et des policiers pris pour cibles par des tirs de mortiers d'artifice.

Des policiers nationaux pris pour cibles par des délinquants à l'aide de mortiers d'artifices et 13 véhicules incendiés : c'est le bilan d'une nuit de violences urbaines à Alençon (Orne) entre le 26 et le 27 octobre.

«On évoque des tirs de mortiers sur des policiers et des destructions par incendie de véhicules», a déclaré à l'AFP le procureur de la République d'Alençon François Coudert. Une enquête de flagrance est ouverte pour «destruction par incendie et violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique.»

«Une dizaine de véhicules a été incendiée, nécessitant l'intervention des sapeurs-pompiers, avec l'appui des forces de l'ordre. Ils ont fait l'objet de tirs de mortiers, sans faire de blessés», fait également savoir dans un communiqué le préfet de l'Orne Françoise Tahéri.

Une interpellation pour trafic de stupéfiants en cause ?

Le président du groupe Rassemblement national au conseil régional de Normandie, Nicolas Bay, a quant à lui posté des vidéos de ces violences sur Twitter et a commenté : «Tirs de mortier sur la police et véhicules incendiés : nous sommes en Normandie, à Alençon, et pas en Seine-Saint-Denis. Et ce n’est même pas le Nouvel An…»

Ces violences ont eu lieu dans le quartier de Perseigne, selon plusieurs sources évoquées par l'AFP qui précise que, selon une source policière, les «violences ont débuté vers 23h mardi [26 octobre], treize voitures ont été brûlées à la suite de l'interpellation dans la journée de deux personnes pour trafic de stupéfiants.»

Mais le procureur ne «confirme pas qu'il puisse y avoir un lien entre cette interpellation et les faits» et insiste : «C'est trop simple de faire une interpellation et de dire après que c'est à cause de ça.»

Le parquet ne disposait pas de chiffres sur le nombre de personnes impliquées dans ces violences. «On me dit une trentaine», a avancé le maire PS d'Alençon Joaquim Pueyo interrogé par l'AFP.

Il est lui convaincu que ces violences sont «une réponse» de la part «de tous ceux liés de près à ce trafic de stupéfiants [...] Dans ce quartier il y a une volonté de maintenir ce trafic. Vous avez des individus qui font tout pour ne pas être surveillés».

Selon le préfet de l'Orne, «des renforts seront déployés pour sécuriser le quartier». Et d'ajouter : «Conformément à la stratégie départementale de lutte contre la délinquance, les services de l’Etat poursuivront les actions renforcées qui ont été engagées pour assurer la tranquillité publique dans ce quartier et perturber les trafics de stupéfiants.»

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