L'unité de contre-discours républicain a identifié une vingtaine de profils actifs sur internet

- Avec AFP

L'unité de contre-discours républicain a identifié une vingtaine de profils actifs sur internet© Dado RUVIC Source: Reuters
Un homme pianote sur un clavier devant un écran d'ordinateur affichant le drapeau de Daesh, à Zenica, en Bosnie-Herzégovine, le 26 février 2016 (image d'illustration).
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Créée après l'assassinat de Samuel Paty pour lutter contre l'islamisme sur les réseaux sociaux, l'unité de contre-discours républicain a identifié une vingtaine de profils «particulièrement actifs» et «issus des mouvances séparatistes».

Le 15 octobre, le ministère de l'Intérieur a indiqué que l'unité de contre-discours républicain – qui avait été lancée après l'assassinat de Samuel Paty pour lutter contre l'islamisme sur les réseaux sociaux – a identifié une vingtaine de profils «particulièrement actifs» dans la diffusion de discours anti-républicains en français.

Quelques jours après l'assassinat le 16 octobre 2020 du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa avait annoncé la création de cette «unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux» (UCDR).

Un an après, une vingtaine d'auteurs francophones «particulièrement actifs» – des individus ou des organisations – ont été identifiés comme les principaux diffuseurs de discours de haine. Ils seraient «issus des mouvances séparatistes», selon une source au ministère de l'Intérieur.

«L'assassinat de Samuel Paty a accentué le sentiment qu'il faut agir sur les réseaux sociaux», a répété le 15 octobre Marlène Schiappa devant quelques journalistes. La ministre déléguée faisait référence à la campagne qui avait été menée contre le professeur sur internet, basée sur un mensonge d'une élève de son collège.

Une unité d'une quinzaine de membres concentrée sur «la menace islamiste prégnante» et «sur les autres formes de séparatisme»

Le but est donc d'intensifier la lutte contre les discours haineux et «séparatistes», le tout sous l'autorité du secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de lutte contre la radicalisation (CIPDR) présidé par le préfet Christian Gravel. «Il faut répondre à ces discours [et] aider les jeunes mal informés sur les réseaux sociaux à exercer leur libre arbitre en produisant du contenu propre prônant les valeurs de la République», a ainsi indiqué Marlène Schiappa.

Constituée d'une équipe d'une quinzaine de membres (community managers, infographistes, motion designers), le rôle de l'UCDR est de réaliser une «veille attentive», de «riposter aux contenus extrémistes» et de faire de la pédagogie via des publications sur Twitter, Facebook, Instagram et TikTok. «Il faut toucher les nouvelles générations mais aussi les autres car aujourd'hui tout le monde se fait son opinion sur les réseaux», a expliqué le ministère de l'Intérieur.

Selon Marlène Schiappa, la perquisition des locaux de l'association BarakaCitydissoute il y a près d'un an – avait donné lieu à de multiples commentaires accusant le gouvernement «d'islamophobie» et à la diffusion d'informations fallacieuses.

Aujourd'hui, affirme une source au ministère, «la majorité» des contenus liés à la pratique de l'islam sur les réseaux sociaux en France «sont connectés à la sphère salafiste et s'inscrivent dans l'islamisme, très loin de la sphère spirituelle». Le travail de l'unité se concentre donc sur «la menace islamiste prégnante» et «sur les autres formes de séparatisme».

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