Obono dépeinte en esclave : la justice condamne Valeurs actuelles pour injure raciste

Obono dépeinte en esclave : la justice condamne Valeurs actuelles pour injure raciste© Ludovic MARIN Source: AFP
Danièle Obono à l'Assemblée nationale en mars 2020 (image d'illustration).
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La député LFI avait déposé plainte pour racisme contre Valeurs actuelles après une publication la dépeignant en esclave. Le magazine se défend pour sa part de toute discrimination, mettant en avant le caractère «fictionnel» du récit.

La justice a condamné ce 29 septembre l'hebdomadaire Valeurs actuelles pour injure raciste, dans le cadre de l'«affaire Obono». Le directeur de publication du magazine Erik Monjalous, le directeur de la rédaction Geoffroy Lejeune et le rédacteur de l'article Laurent Jullien, ont été condamnés à une amende de 1 500 euros chacun. Ils devront également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la députée.

En août 2020, Valeurs actuelles avait publié un récit fictif de sept pages dans lequel la députée Danièle Obono «expériment[ait] la responsabilité des Africains dans les horreurs de l'esclavage» au XVIIIe siècle, selon la présentation faite par l'hebdomadaire. Des dessins représentant Danièle Obono, collier de fer au cou, accompagnaient ce «roman de l'été». Cette publication avait alors déclenché une plainte déposée par la député ainsi que son parti, La France insoumise (LFI).

«Ce n'est pas que moi qui ait été injuriée par cet article raciste mais aussi les millions de citoyen·nes que je représente en tant que députée de nation», avait commenté Danièle Obono, expliquant sa décision. Elle avait également pointé du doigt une «extrême droite odieuse, bête et cruelle».

Réagissant à la vague d'indignation ayant suivi la publication, Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles évincé de LCI pour cette affaire avait fait valoir son point de vue : «Cette fiction avait pour but de montrer l’atrocité de l’esclavage commis par des Africains au XVIIIe siècle. Personne ne l’a compris, c’était donc une erreur. Mais nous accuser de racisme, cela est et sera toujours pour nous insupportable.»

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour «injures à caractère raciste» le 31 août.

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